Mon accompagnement VAE jour après jour

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Quand la VAE est au service de l’emploi !

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Photo Comptoir VAE EmploiEntreprise Solidaire d’Utilité Sociale (ESUS), VAE Les 2 Rives, leader de l’accompagnement VAE, et l’association ADVAE qu’elle soutient ont lancé le Comptoir VAE EMPLOI. Leur objectif ? Aider les demandeurs d’emploi d’Ile de France à booster leur confiance et leur employabilité par la VAE.

De l’utilité de la VAE pour l’emploi

Les freins à l’emploi sont multiples mais la VAE peut au moins en lever trois (3) : l’absence de diplôme, la capacité à faire valoir son expérience, la confiance en soi.

  • La quasi-totalité des offres d’emploi mentionne un diplôme alors que de très nombreux actifs n’en ont pas. Ce fossé, la VAE peut le combler dans la mesure où le candidat peut théoriquement obtenir un des 15 000 diplômes inscrits au RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles).
  • Faire une VAE c’est prendre le temps de poser un regard introspectif et rétrospectif sur son expérience professionnelle, l’analyser et la valoriser. C’est prendre du recul sur son parcours pour se poser des questions : qu’ai-je fait ? Comment ? Pourquoi ? Qu’en ai-je appris ? Quelles compétences ai-je mobilisées ? …

Le résultat est toujours spectaculaire : le candidat prend conscience de toute la richesse de son expérience et sait l’analyser, la catégoriser et en parler. Il est donc beaucoup mieux armé pour un entretien.

  • Faire une VAE c’est reprendre confiance en soi. La fierté du travail accompli, la reconnaissance institutionnelle de son parcours, la revanche sur l’école, le nouveau regard sur son expérience, le nouveau regard de ses proches… sont autant de facteurs de confiance inhérents à la VAE. « La VAE a été pour moi un nouveau commencement. Des verrous ont sauté dans ma tête», soutient un candidat ayant obtenu une licence en logistique récemment.

De l’importance de l’accompagnement 

Sans accompagnement, l’abandon est au bout de trop nombreux parcours. Un accompagnement efficace est un accompagnement de bout en bout : du diagnostic à l’après jury.

Schéma Process CVAEELes demandeurs d’emploi ne peuvent toujours pas mobiliser leur CPF pour se faire accompagner. Pourtant, c’est un droit ! Ils bénéficient en Ile de France d’un chéquier VAE financé par la région et allant jusqu’à 12 heures d’accompagnement sur la deuxième phase, et d’une prise en charge de 640 € pour les frais liés à la certification.

Pourtant, notre expérience montre que dans la plupart des cas, cet accompagnement est quantitativement insuffisant et que la première phase (Diagnostic et recevabilité) est décisive dans une VAE. De même, beaucoup de demandeurs d’emploi éprouvent des difficultés à concilier la recherche d’emploi et la VAE. Ils abandonnent donc souvent l’une pour l’autre.

Au-delà, nous constatons qu’il est parfois psychologiquement difficile pour un demandeur d’emploi de trouver les ressources pour travailler régulièrement seul depuis son domicile.

C’est face à ce triple constat que nous avons lancé le Comptoir VAE Emploi

Le Comptoir VAE Emploi : un espace, une méthode, des engagements

Un espace

  • 1 permanence – tenue par des bénévoles formés – ouverte du lundi au vendredi
  • 1 salle équipée d’ordinateurs pour travailler son dossier VAE et rechercher un emploi
  • 1 salle de formation dédiée
  • 1 réseau de partenaires dans la recherche d’emploi

Une méthode 

  • Proposer un espace pour avancer sur son projet VAE en étant toujours accompagné et aidé
  • Concilier projet VAE et recherche d’emploi : le temps de travail sur place est partagé entre l’avancée du dossier VAE et la recherche d’un travail. Des outils et des formations délivrées par nos partenaires seront également accessibles.

Nos engagements 

  • Proposer un diagnostic sur le choix du diplôme et du certificateur
  • Fournir une méthodologie précise et des outils adaptés tout au long de la démarche
  • Garantir un suivi de proximité avec des accompagnateurs en capacité de faire avancer quotidiennement dans le parcours.
  • Mettre à disposition des ordinateurs connectés à internet dans nos locaux
  • Apporter une aide dans les formalités administratives

 

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La VAE, levier contre le décrochage ?

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La VAE permet de lutter contre le décrochage

Jules APENUVOR – Docteur en sociologie de l’Université de Franche-Comté, membre associé du laboratoire C35 (Culture, Sport, Santé, Société) et responsable Recherche et Développement au Cabinet VAE Les 2 Rives de 2014 à 2016 (spécialisé dans l’accompagnement à la validation des acquis de l’expérience).

David RIVOIRE – Consultant, Président du Cabinet VAE Les 2 Rives.

Érigé en préoccupation nationale, le décrochage scolaire requiert l’expérimentation permanente de solutions innovantes en tenant compte des métamorphoses de la société française. De ce point de vue, au regard des récentes évolutions du cadre réglementaire de la formation professionnelle, la VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) apparaît comme une voie supplémentaire à explorer. Ce chapitre s’intéresse aux possibilités de mobilisation du dispositif de validation des acquis de l’expérience dans une telle perspective. Nous y présentons d’abord le décrochage comme une situation potentiellement handicapante dans un contexte culturel français caractérisé par une représentation du diplôme comme facteur premier d’insertion et d’ascension professionnelle et sociale. En second lieu, nous proposons une analyse de la démarche de VAE comme un processus qui, au-delà de l’obtention d’une certification, favorise l’émancipation ainsi que le développement du pouvoir d’agir et de la confiance en soi. Enfin, une fois ces raisonnements posés, nous énoncerons des pistes de réflexion sur les modalités d’un recours à un tel dispositif comme voie innovante pour lutter contre le décrochage.

1 – Le décrochage scolaire: un obstacle potentiel pour l’insertion

A – Une tentative de définition

L’article L 313-7 de la loi n° 2009-1437 du 24 novembre 2009 définit les personnes en situation de décrochage scolaire comme étant « d’anciens élèves ou apprentis qui ne sont plus inscrits dans un cycle de formation et qui n’ont pas atteint un niveau de qualification fixé par voie réglementaire », à savoir l’obtention du baccalauréat général ou d’un diplôme à finalité professionnelle et classé aux niveaux V ou IV de la nomenclature interministérielle des niveaux de formation (cf. le décret n° 2010-1781 du 3l décembre 2010).

Même si elle est officiellement adoptée, cette définition n’est claire qu’en apparence au regard de la complexité même du phénomène de décrochage, de son caractère multifactoriel et de son ressort idéologique. Cela nécessite d’effectuer constamment des clarifications comme, par exemple, la distinction avec la déscolarisation qui concerne les jeunes âgés de moins de seize ans, soumis à obligation scolaire.

En outre, le phénomène du décrochage concentre des facteurs aussi complexes qu‘enchevêtrés. À titre d’exemple, les sciences sociales font une double lecture du phénomène, notamment comme un acte dont on peut rendre compte de façon objective (quantification) et comme un processus qu’il est plus difficile et délicat d’appréhender (et dont on ne peut a priori prédire exactement l’issue en termes d’arrêt d’une formation).

L’hétérogénéité des profils en fait par ailleurs un phénomène relativement difficile à saisir, les facteurs explicatifs étant pluridimensionnels et questionnant aussi bien les institutions primaires et secondaires de socialisation que des éléments beaucoup plus subjectifs et d’ordre psychologique.

Tout cela explique les difficultés pour dégager une typologie consensuelle des décrocheurs, d’où le foisonnement des approches en la matière. À ce propos, Pierre- Yves Bernard relève quatre types d’approches du décrochage, notamment en tant que situation (une scolarité inachevée), processus, étiquetage et construction politique. De leur côté, Dominique Leclercq et Thierry Lambillotte en font une lecture processuelle, «fruit d’une accumulation de facteurs internes et externes au système scolaire » (Leclercq et Lambillotte, 1997).

Différentes tentatives de catégorisation ont été relevées dans la littérature. Nous évoquons ici, à titre illustratif, les travaux de Kronik et Hargis et ceux de Janosz et al. qui ont le mérite de mettre en relation origine sociale, difficultés d’apprentissage et troubles comportementaux. Kronik et Hargis distinguent trois catégories de décrocheurs : les élèves en difficultés (apprentissage et troubles du comportement), les élèves tranquilles (présentant des difficultés d’apprentissage sans trouble du comportement), et les élèves silencieux (qui échouent à l’examen). Michel .lanosz (in Janosz et Le Blanc, 2005, pp. 94-95) identifie, pour sa part, quatre figures de décrocheurs : les discrets (pas de troubles du comportement, conformes à la demande scolaire, résultats faibles. PCS défavorisées), les désengagés (peu de problèmes de comportement, peu d’aspiration scolaire, performance dans la moyenne mais scolarité non valorisée), les sous-performants (forts problèmes de comportement, faible performance scolaire, situation d’échec), et les inadaptés (problèmes sur le plan des apprentissages, profil psychosocial plutôt négatif, problèmes familiaux, délinquance, déviance).

Dans le contexte français, le décrochage est devenu progressivement une priorité nationale au point de susciter un plan visant à réduire de moitié le nombre de personnes sortant du système éducatif sans diplôme. Ce plan est parti du constat qu’environ 140 000 jeunes par an quittent le système de formation initiale sans avoir obtenu une qualification équivalente au baccalauréat ou un diplôme à finalité professionnelle, CAP ou BEP.

B – Décrochage et insertion professionnelle et sociale

En France, le lien entre décrochage et difficultés d’insertion professionnelle, voire sociale, est souvent évoqué comme une quasi-évidence. À ce propos. Jean-Paul Géhin et Ugo Palheta font un constat édifiant au sujet de la Génération 98, dix ans après être sortie du système éducatif : « Guère plus de la moitié des jeunes sortis sans aucun diplôme en 1998 occupaient, dix ans plus tard, un emploi stable (CDI ou fonctionnaire) contre 74 % pour l’ensemble de la cohorte » (Géhin et Palheta, 2012, p. 18.) Les conclusions de Béatrice Le Rhun et Olivier Monso à l’issue de leur étude comparative sur les diplômés du Brevet de technicien supérieur et ceux ayant suivi le cursus sans obtenir le diplôme abondent également dans le même sens (Le Rhun et Monso, 2015).

Dominique Glasman souligne bien l’ambiguïté des rapports que les décrocheurs entretiennent avec l’emploi et les difficultés auxquelles ils sont confrontés sur le marché de l’emploi. Il évoque ainsi une représentation erronée du monde du travail par les jeunes en difficultés scolaires et engagés dans la voie du décrochage : « Il n’est pas rare que leur discours oppose le monde de l’école et le monde du travail. D’un côté, un monde artificiel, où l’on apprend des choses “qui ne servent à rien”, dans un mode de relation peu supportable pour des adolescent(e)s ; de l ‘autre, le monde “en vrai », où l ’on peut gagner de l’argent, montrer ce dont on est capable, s ’affronter au principe de réalité » (Glasman, 2014, pp. 39-40.) Mais, quand ce jeune trouve du travail, « il se trouve confronté à des réalités pénibles : faibles salaires, conditions [d’exercice] difficiles, précarité à l’emploi, relations de travail dures, horaires bien plus contraignants que les rythmes scolaires ».

En somme, compte tenu d’un environnement économique peu favorable, avec un marché du travail en tensions, sortir du système éducatif sans diplôme présente des risques déjà relevés par Glasman mais abordés de façon plus approfondie dans d’autres travaux. Ainsi, hormis l’enchaînement de contrats précaires et l’alternance de périodes de travail et de chômage, on peut évoquer des difficultés de progression professionnelle et d’insertion sociale exposant le sujet à un risque de désaffiliation.

2 – VAE et insertion 

La VAE apparaît comme un dispositif particulier qui permet la rectification de parcours initiaux chaotiques, tout en aidant son usager à développer un capital de confiance en soi suffisamment élevé pour donner une tournure nouvelle à son histoire de vie. Cela amène à questionner les spécificités de ce dispositif et les mécanismes de construction de l’émancipation qui posent les bases pour l’insertion.

A – Une démarche autoformative

Basée sur une, analyse critique du parcours expérientiel, la démarche de VAE vise à mettre au jour l’adéquation entre des expériences spécifiques et les caractéristiques d’une certification. De ce point de vue, en tant qu’activité réflexive et rédactionnelle, elle permettrait à l’usager de développer un meilleur rapport à l’activité professionnelle, à l’écrit (ure), à soi et à l’autre.

Une analyse globale de cette démarche permet d’appréhender les spécificités des activités qui s’y déroulent concrètement et qui sont susceptibles d’induire apprentissage et formation de soi. Cette dernière suit une progression qui peut globalement se découper en quatre moments : l’information et l’orientation, la recevabilité, la rédaction du dossier d’expérience, et le passage devant le jury. La première phase est caractérisée par une présentation du dispositif et de son déroulement au futur candidat. Ayant la double finalité d’informer et d’aider à cibler le diplôme adéquat, cette étape peut s’apparenter, selon les cas, à un diagnostic de faisabilité du projet. Ensuite, une fois le diplôme probablement accessible identifié, un dossier est déposé auprès de l’organisme certificateur débouchant sur une décision positive ou négative de recevabilité. À ce stade, débute un travail réflexif dans la mesure où il est question de suggérer à cet organisme certificateur l’adéquation entre le parcours expérientiel et le diplôme visé. Le gros du travail se déroule cependant après l’obtention de la recevabilité qui scelle, aux yeux du législateur, l’entrée dans la VAE. Celui-ci consiste en une analyse critique et en une reconstruction d’une série d’expériences avec, pour finalité, de prouver leur lien avec la certification visée.

Cet exercice revient à effectuer une série d’opérations qui induisent une meilleure connaissance de soi, de ses expériences et des environnements où elles se sont déroulées, voire l’acquisition de nouveaux savoirs. Ces opérations sont décrites comme suit par Alex Lainé : « passage de l’oubli au souvenir » ; « passage de l’activité prescrite à l’activité réelle » ; « transformation d’une mosaïque d’expériences relativement éparses en un parcours relativement structuré » (Lainé, 2010, pp. 197-219). En somme, grâce à la VAE, les activités menées par l’individu durant des années, et qui sont appréhendées comme allant de soi, sont soumises a ce travail cognitif qui permet finalement une réappropriation.

B – VAE et pouvoir d’agir

L‘une des vertus reconnues à la VAE réside dans les perspectives qu’elle ouvre pour l’individu, comme si un voile occultant avait été levé grâce à la réussite du processus. Mais dans le fond, au-delà du diplôme obtenu qui n’en est que le révélateur, c’est dans le travail de réminiscence, de réorganisation et d‘auto-attribution des expériences que réside la valeur ajoutée de la VAE. Nous rejoignons, a ce propos, le point de vue d’Alex Lainé qui résume ainsi le changement opéré : « Au-delà de l’obtention de tout ou partie du diplôme […], cet authentique processus d’historicité a des effets non négligeables.

Pour l’essentiel, il s’agit de l’augmentation de la capacité d’apprendre et d’agir du sujet » (ibid., p. 259.) Yann Le Bossé utilise, quant à lui, le concept de « pouvoir d’agir » pour désigner cette phase d’émancipation : ce pouvoir permet à l’individu de « surmonter les obstacles à l expression de “l’être au monde », d’être en mesure d’agir, d’avoir les moyens de se mettre en action ». Dans le cas des candidats à la VAE, cette émancipation se manifeste par le renforcement du sentiment de maîtrise du travail, la croyance de l’individu en sa capacité à donner un élan nouveau à sa carrière et l’acquisition d’une image valorisante auprès de l’entourage professionnel et familial. Pour certains candidats, il s’agirait d’une réelle « transfiguration », dans la mesure où on assiste à une profonde transformation de l’identité sociale et professionnelle.

Par ailleurs, le dispositif de VAE à la particularité de se présenter comme une niche de parcours atypiques. On y rencontre des personnes qui, ayant débuté leur vie professionnelle avec peu ou pas de diplôme, obtiennent, grâce à leurs expériences aussi diverses que surprenantes, une certification qui leur permet soit de propulser leur carrière, soit simplement de prendre une revanche sur un passé chaotique toujours agissant. Nous citons, à ce propos, le cas d‘lsabelle qui a abandonné les études a 21 ans suite à un échec à l’université, échec « dû probablement à une mauvaise orientation ». Elle débute alors sa carrière en travaillant d’abord dans une entreprise familiale qui l’embauche pour effectuer diverses activités administratives. Au bout de sept années, elle évolue au sein de cette PME et devient la Directrice de l’agence Île-de-F rance. Elle ressent alors le besoin de légitimer sa position : « J’ai senti que, même si j’avais appris mon métier sur le tas, il me manquait des connaissances, notamment en droit et en finance. » Aussi a-t-elle préparé et obtenu, en formation à distance au CNED, un BTS en Comptabilité et Gestion. Elle a tour à tour occupé les postes de Négociatrice en immobilier chez Bouygues Télécom et d’Acheteur-projets chez Neuf Télécom. Après le rachat de cette dernière entreprise par SFR, elle a certes gardé son poste au sein de la Direction Achat mais a ressenti à nouveau le besoin de conforter sa place : « En 2008, lors de l’achat de mon entreprise [. . .], j’ai compris que si je voulais conserver un poste intéressant, voire mon poste, je devais prouver à nouveau mes compétences. J’ai également perçu qu’au regard de la taille de cette nouvelle entreprise, un diplôme de niveau bac + 2 ne suffirait pas. » Elle s’engage alors dans une démarche de VAE à l‘issue de laquelle elle obtient une licence professionnelle en Management de projet. La dynamique émancipatoire étant ouverte grâce à l’obtention de ce diplôme, Isabelle entreprend des études en formation continue et obtient, au bout de deux ans, un Master en Administration des Entreprises, spécialité Management général. Occupant aujourd’hui le poste de Responsable des achats au sein de son entreprise, elle accompagne et forme des équipes opérationnelles d’environ deux cents chefs de projets. Elle nourrit, par ailleurs, l’ambition de donner un nouvel élan à sa carrière en s’orientant vers les Ressources humaines, spécialement le développement RH et l’Accompagnement professionnel.

En somme, de par son potentiel émancipateur, la VAE est riche d’apprentissages et source d’exemples pour les personnes en situation de décrochage. Ainsi, à l’exemple d’Isabelle et d’autres anciens usagers, les parcours, chaotiques au départ, se redressant et ouvrent des perspectives professionnelles insoupçonnées.

3 – Conditions de mise en place d’un dispositif couplant VAE et lutte contre le décrochage 

La lutte contre le décrochage couvre essentiellement deux dimensions : « l’anticipation et la prévention des risques de ruptures scolaires d’une part, le traitement curatif lorsque la situation se présente d’autre part » (Bernard et Michaut, 2011, p. 112). Des dispositifs d’accompagnement à l’insertion professionnelle de jeunes en échec scolaire, tous aussi inventifs les uns que les autres, existent déjà et ont fait l’objet de retours très positifs (CLEPT, E2C, Missions locales, etc.). Mais l’arrimage avec la VAE serait une innovation en la matière, avec un cadre réglementaire de plus en plus favorable.

A – Un cadre favorable

L’arrimage de la VAE aux dispositifs actuels ne peut que S’inscrire dans une logique curative. Il s’agit de trouver, à travers l’accompagnement à l’obtention d’un diplôme par la VAE, une solution pérenne permettant l’insertion professionnelle et sociale de gens qui ont déjà posé l’acte d’abandon ou de rupture avec le système éducatif. L’objectif est d’outiller ces personnes afin qu’elles puissent trouver du sens à l’apprentissage et au rapport au savoir, ce qui créerait les conditions pour une réussite de toute démarche de raccrochage scolaire et/ou professionnel.

Les métamorphoses du cadre réglementaire créent les conditions pour recourir à la validation des acquis de l’expérience afin de concevoir des dispositifs innovants d’accompagnement des personnes en situation de décrochage. La loi n° 2013-5 95 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République introduit des modifications dans l’article L.122-2 du Code de l’Éducation en stipulant : « Tout jeune sortant du système éducatif sans diplôme bénéficie d’une durée complémentaire de formation qualifiante qu’il peut utiliser dans des conditions fixées par décret. Cette durée complémentaire [. . .] peut consister en un droit au retour en formation initiale sous statut scolaire. »

La récente loi n° 2014-288 du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale ouvre également des perspectives intéressantes pour l’inscription de la VAE dans une logique de parcours. Elle permet en outre de compter, au titre des expériences requises pour la VAE, les expériences de formation en milieu professionnel pour les personnes visant un diplôme de niveau V.

La circulaire n° 2015-041 du 20 mars 2015 relative au droit au retour en formation initiale pour les sortants du système éducatif s’inscrit également dans cette dynamique : « Tous les moyens disponibles seront déployés pour informer de ces nouveaux droits les jeunes sortants et les jeunes sortis sans diplôme du système éducatif:

– information systématique des élèves du second cycle de l’enseignement secondaire des voies générale, technologique et professionnelle ;

– information des jeunes repérés dans le cadre du SIEI ;

– information dans le cadre des plates-formes de suivi et d’appui aux décrocheurs ou dans l’établissement ;

– information délivrée par tout organisme contribuant au service public régional de l’orientation susceptible d’être contacté ou d’accueillir des jeunes sortants et notamment les CIO, les missions locales, les points information jeunesse, Pôle emploi, Cap emploi, etc.

– information communiquée à l’occasion de la Journée défense et citoyenneté, dans les agences de travail temporaire, dans les médias ;

– information par les services communs universitaires d’information, d’orientation et d’insertion professionnelle ;

– information des jeunes par le responsable local d’enseignement à destination de [ceux qui sont] pris en charge par les services d’enseignement en milieu pénitentiaire. »

B – L’ancien candidat à la VAE : une figure exemplaire à impliquer dans la lutte

Un candidat qui a entrepris et réussi une VAE a généralement eu un parcours de formation initiale chaotique avec, probablement, un échec au départ, et a dû s’orienter dans la voie professionnelle en étant jeune. Cette personne a connu un parcours professionnel diversifié, en dents de scie. Ayant un potentiel autodidactique plutôt élevé, elle a appris son métier sur le tas et a connu, grâce à ses capacités d’apprentissage et de débrouillardise, une ascension professionnelle. Arrivé à une étape de son parcours professionnel, l’individu qui, au départ, est sorti du système éducatif sans diplôme ou avec un bas niveau de qualification, se retrouve en situation de blocage compte tenu des métamorphoses de son entreprise, de son poste, ou à cause de l’arrivée de personnes plus diplômées et plus jeunes. Cette situation peut être d’autant plus problématique si l’intéressé n’a pas suivi une série de formations qualifiantes dans son parcours. On retrouve ici la catégorie d’identité bloquée (ou catégorielle) telle que décrite par Claude Dubar (Dubar, 2015, pp. 195-205).

Le dispositif de validation des acquis de l’expérience est généralement découvert dans ce genre de situation, à la faveur d’un bilan de compétences ou d’un entretien professionnel. Engagé dans cette démarche, le candidat rencontre trois catégories de difficultés : il se trouve confronté à la complexité de la procédure (et à la multiplicité des interlocuteurs), aux contraintes qu’impose le formalisme des dossiers (réinscription dans une logique scolaire) et au travail de réflexivité requis pour la rédaction du dossier d’expérience. S’imprégnant progressivement des attendus de cette démarche, il prend confiance en lui, “revisite” son vécu expérientiel et rédige son dossier. Il découvre ainsi la richesse de son parcours et sa propre professionnalité. On assiste donc à « une transformation de la représentation que le sujet avait de sa propre pratique, en même temps qu’une modification de l’image concomitante qu’il se faisait de lui en tant que professionnel » (Lainé, 2010, p. 197).

Grâce à la réussite de ce processus, l’ancien candidat se trouve transfiguré aussi bien dans la perception qu’il a de lui-même que dans l’image qui lui est renvoyée par son entourage. Avec une vision renouvelée de son parcours et de sa pratique professionnelle, il est fier de témoigner de son aventure avec la VAE et/ou de son parcours de vie. Cette figure, qui se veut volontiers exemplaire, apparaît comme une opportunité pour la mise en place de dispositifs de mentorat pour la lutte contre le décrochage. Le partage d’un vécu quasi identique avec les jeunes décrocheurs (rupture avec le système éducatif), la possibilité de transmission de valeurs de persistance et du goût de l’effort ainsi que l’opportunité d’un accompagnement à l’intégration de réseaux professionnels sont autant d’atouts qui pourraient être exploités. Cette fonction représenterait une forme de reconnaissance pour ces anciens candidats, une incitation à la revanche et un encouragement pour tous ceux qui sont en situation de décrochage et de quête de soi.

C – Une ébauche de dispositif hybride à expérimenter

Le recours à la VAE suppose un dispositif hybride visant à accompagner les personnes en situation de décrochage vers l’acquisition progressive d’expériences en milieu professionnel. Un accompagnement spécifique destiné à capitaliser, au fil de l’eau, les acquis de ces expériences dans le cadre d’un projet de VAE serait alors assuré en parallèle. Un tel dispositif requiert un partenariat multi-acteurs impliquant aussi bien les entreprises que les organismes de formation et d’insertion dans un cadre synergique. Pour ce qui est des bénéficiaires, l’entrée dans le dispositif se ferait sur la base d’un diagnostic individualisé dans l’objectif d’appréhender les besoins spécifiques et les motivations de l’individu. Cette démarche présenterait l’avantage d’inscrire le projet d’insertion dans une logique de co-construction qui est également source de motivation. La seconde étape consisterait en l’insertion au sein d’une entreprise avec, pour objectif, l’acquisition progressive de savoir-faire permettant d’évoluer dans cet environnement professionnel : fonctionnement d’une firme, codes de conduite et comportements, etc. Des parcours spécifiques de perfectionnement seront ensuite mis en place en fonction des aptitudes et des potentiels détectés. L’arrimage de la validation des acquis se fera à travers le double recours aux anciens usagers du dispositif pour assurer la fonction de tutorat et à un accompagnement spécifique dédié à l’analyse du travail et à la capitalisation des acquis en lien avec une certification ciblée préalablement.

Initialement conçue comme mesure de justice sociale, la validation des acquis de l’expérience a connu des fortunes diverses. Considérée par certains certificateurs comme un mécanisme de dégradation de la valeur du diplôme, elle s’est progressivement imposée au gré de différentes évaluations qui en ont certes montré les limites mais aussi les réussites. Aujourd’hui, avec les évolutions du marché du travail et l’acuité des problématiques d’insertion professionnelle et de décrochage, elle se présente de plus en plus comme une solution pertinente dont l’expérimentation mérite d’être initiée. Ainsi, outre le rôle possible des anciens candidats qui représentent une figure exemplaire, les récentes évolutions du cadre réglementaire de la formation professionnelle permettent un recours efficace à ce dispositif.

Références bibliographiques

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BERGIER Bertrand et FRANCEQUIN Ginette (2011), La Revanche scolaire. Des élèves multiredoublants devenus superdiplômés, Toulouse, Erès (1er éd. : 2005).

BERTHET Thierry et ZAFFRAN Joël (sous la dir. de) (2014), Le Décrochage scolaire. Enjeux, acteurs et politiques de lutte contre la déscolarisation, Rennes, Presses universitaires de Rennes.

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DUBAR Claude (2015), La Socialisation, Construction des identités sociales et professionnelles, Paris, Armand Colin (1er ed. : 2000).

FLAVIER Éric et MOUSSAY Sylvie (2014), Répondre au décrochage scolaire. Expériences de terrain, Bruxelles, De Boeck.

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GUIGUE Michèle (sous la dir. de) (2013), Les Déchirements des institutions éducatives. Jeux d’acteurs face au décrochage scolaire, Paris, L’Harmattan.

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LE RHUN Béatrice et MONSO Olivier (2015), « De l’utilité d’obtenir un diplôme pour s‘insérer : l’exemple des brevets de technicien supérieur », Economie et Statistique, n° 478-479-480, octobre, pp. 35-56.

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PATRIAT François et REQUIER Jean-Claude (2015), Les Écoles de le la deuxième chance, Sénat, Rapport d’information, n° 160, 17 novembre.

ROMAINVILLE Marc et MICHAUT Christophe (2012), Réussite, échec et abandon dans l’enseignement supérieur, Bruxelles, De Boeck.

 

NOTRE REGARD SUR LA VAE DE DEMAIN

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La VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) est encore, 15 ans [1] après son instauration, ce que l’on pourrait appeler un « célèbre dispositif inconnu ». Ils sont encore trop peu nombreux ceux qui savent ce qu’elle recouvre et apporte à ces salariés, demandeurs d’emplois et indépendants… qui en bénéficient. 

Délivrées depuis sa création 2014, on dénombrait 307 000 certifications [2] par ce dispositif, les années se suivent et les chiffres se ressemblent depuis 2002. Ceux-ci stagnent particulièrement. Pourtant, le Rapport Besson (2008) estimait déjà à 6 millions le nombre de personnes pouvant potentiellement valider leurs acquis. A ces bénéficiaires potentiels, il convient d’ajouter une bonne partie des dizaines de milliers de jeunes qui quittent chaque année le système scolaire sans diplôme et qui doivent faire face à une réalité bien française : le diplôme est très déterminant dans le cadre d’un recrutement. Il est évident que la VAE, qui permet de transformer l’expérience en diplôme, devrait être un outil beaucoup plus connu et utilisé.

Le politique ne s’y est nullement trompé en proposant deux lois, en 3 ans, ayant l’ambition de faciliter son essor. La Loi du 5 mars 2014 – relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale – l’a renforcée en permettant son financement par le CPF (Compte Personnel de Formation). En 2016, la « Loi Travail » a baissé – de 3 ans à 1 an – la durée minimale d’activité requise pour qu’une demande de validation soit recevable. Effectivement appliquée, ce qui n’est pas encore le cas, elle aura un effet notable.

Nous proposons ici un regard prospectif sur ce que sera la VAE de demain et ce qui devra être fait pour qu’elle réalise enfin son changement d’échelle. Nous nous appuyons particulièrement sur une expérience de 15 ans durant lesquels nous avons accompagné plus de 5000 personnes. Voici 5 pistes que nous proposons pour maximiser le potentiel et l’impact de la VAE.

• Favoriser un accompagnement professionnel dès la définition du projet 

La Loi du 5 Mars 2014 a reconnu l’importance de l’accompagnement VAE. Toutefois, celui-ci malheureusement été circonscrit à « l’après recevabilité du projet ». Pourtant, de trop nombreux candidats abandonnent leurs parcours pendant la « phase de recevabilité ». Cette réalité était déjà soulignée dans le rapport Besson : les « taux d’abandon ou d’échec [sont] élevés au début de la démarche, parce qu’il est difficile d’identifier le titre visé » [3]. Sans accompagnement au début, le candidat peut se retrouver face à lui-même. La VAE peut alors apparaître opaque et ressembler à un parcours du combattant. Des complexités administratives sont parfois de nature à décourager. Il nous parait nécessaire d’élargir le droit à l’accompagnement. En fait, il s’agit d’éviter l’abandon.

• Faire changer le regard sur la VAE par le langage de la preuve

Si la VAE était un produit, on pourrait affirmer que ses consommateurs potentiels n’en connaissent pas les propriétés ou encore les bienfaits. Ceux qui la connaissent en ont, en effet, souvent une perception limitée et la réduisent à un moyen d’accéder à une certification. Pourtant, elle apporte bien plus qu’un diplôme. Les candidats et les accompagnateurs vous le diront : elle participe, entre autres, à une émancipation personnelle et c’est là une de ses forces insoupçonnées. Fierté, gain de confiance, estime de soi, de son métier et de son parcours … Ce sont autant de mots qui reviennent quasi systématiquement chez les candidats que nous avons accompagnés. En fait, écrire son récit de vie notamment professionnelle dans le cadre du dossier d’expérience, les amène à creuser chacune de leurs expériences, à prendre du recul et à mieux comprendre les compétences acquises et mobilisées. La VAE consiste en une véritable introspection personnelle et professionnelle qui est plus souvent perçue comme un commencement. C’est un nouveau départ.

Il faudrait qu’un organisme indépendant mesure et prouve ce que, nous, acteurs de terrain, constatons chaque jour. Le dispositif en serait d’autant plus attractif. A notre modeste échelle, nous ambitionnons d’en apporter la preuve sous la direction de notre service Recherche et Développement. Afin qu’elle soit consistante, nous invitons chaque acteur à s’inscrire dans cette logique de la preuve de l’impact social de la VAE qui est encore figée dans certains mythes qu’il s’agit de déconstruire.

Par exemple, loin d’être un marchepied vers un autre emploi, elle est outil de fidélisation pour l’entreprise lorsque celle-ci s’en empare au profit de ses salariés. Mettre en place une politique de VAE, c’est fidéliser les salariés et assumer sa Responsabilité Sociale. En effet, à ses salariés – qui souhaitent valider leurs acquis –, l’entreprise dit : « Je reconnais vos compétences et je veux vous aider à les valoriser ». Cette valorisation n’a nul besoin d’être conditionnée à une augmentation de salaire ou à une promotion. Notre expérience montre qu’elle se suffit à elle-même même si, là encore, une étude devrait être menée pour prouver ce qui est une évidence pour nous.

• Associer VAE et formation pour optimiser leurs impacts

Nous sommes convaincus que la VAE est l’avenir de la formation et vice-versa. Les deux dernières lois y concourent tout comme l’évolution des besoins des entreprises et des organisations.

La « Loi Travail » couve une « partialisation » de la validation des acquis. Il faudra alors accompagner ce changement en renforçant l’aspect diagnostic (afin de garantir que la formation est bien souhaitée et utile à la personne), en proposant aux candidats une palette de parcours allant de la VAE classique (obtention du diplôme sur la seule base de l’expérience) à des parcours diplômants (intégration des modules de formation dans les projets de VAE).

Depuis près de 5 ans, VAE Les 2 Rives met en place ces parcours diplômants pour les entreprises. Nous construisons, avec elles, un « parcours métier » combinant VAE et formation pour permettre à leurs collaborateurs d’accéder à un diplôme en moins d’une année et grâce à 15-20 jours de formation en moyenne. Ce parcours est une combinaison gagnante : la formation est conçue pour apporter les compétences manquantes et pour viser un diplôme couvrant un champ plus large que les acquis de l’expérience. La VAE permet, quant à elle, de valoriser cette expérience et donc de limiter le temps de formation pour l’obtention du diplôme.

Le parcours diplômant répond à des enjeux de formation et de professionnalisation avec une meilleure efficacité pédagogique et managériale. Aussi, il répond à un enjeu de financement. Grâce à la VAE, le parcours est effectivement financé par le CPF et la période de professionnalisation. Fin 2017, nous serons capables de proposer des parcours VAE / formations individualisées.

• Faire de la VAE un levier vers l’emploi

La VAE peut être un levier formidable pour (re)trouver un emploi. En effet, elle apporte une réponse concrète à deux freins réels au retour à l’emploi, lesquels sont deux constats largement partagés par les partenaires sociaux.

Le premier tient à une maladie bien française : la « diplômite » [4] qui pousse les recruteurs à ne regarder un CV que s’il a le bon diplôme alors que nous vivons dans un pays comptant des milliers d’autodidactes. Malgré la pertinence ou l’excellence de leurs parcours, ils sont nombreux ces français à voir leurs compétences et expériences non reconnues car non sanctionnées par une certification. La VAE peut permettre d’obtenir la fameuse ligne qui manque à un CV et ce, afin qu’il soit lu comme il se doit. Le second tient au fait que les demandeurs d’emploi éprouvent parfois les pires difficultés à valoriser leurs parcours. Or, faire une VAE, c’est littéralement faire un bilan approfondi de son parcours professionnel et c’est en ce sens, entre autres, la meilleure des préparations à un entretien.

La solution fondée sur la VAE devrait être aujourd’hui largement répandue, facile d’accès, immédiatement mobilisable… pour permettre à tout un chacun de (re)trouver plus facilement un emploi. Pourtant, alors qu’il s’agit d’un droit accordé par la Loi du 5 Mars 2014 depuis le 1er Janvier 2015, les demandeurs d’emploi ne parviennent toujours pas à faire financer leur accompagnement grâce à leur CPF.

Pour pallier ces problèmes, nous avons ouvert en 2016 le Comptoir VAE Emploi. Celui-ci propose d’accompagner les demandeurs d’emploi afin qu’ils puissent à la fois valider les acquis de leurs expériences et rechercher un emploi. Nous leur proposons une méthodologie adaptée, des ordinateurs en libre accès, un espace d’accueil, des consultants sur place et des partenaires pour les aider à atteindre un objectif double : un diplôme et un emploi. Cette solution reste précaire. Il est particulièrement important de faire enfin appliquer la loi qui permet aux demandeurs d’emploi – à l’égal des salariés – de mobiliser le CPF dans le cadre d’une VAE. Par ailleurs, un public est oublié : les décrocheurs scolaires que le dispositif peut aussi aider. 

De nombreux candidats à la VAE sont des autodidactes qui ont réussi professionnellement. Ce sont, par définition, des anciens décrocheurs scolaires ! Encore trop nombreux chaque année, très peu auront l’envie et/ou les moyens de retourner sur les bancs de l’école pour obtenir un diplôme. La VAE peut donc être un moyen pertinent de raccrochage aux diplômes pour des jeunes réfractaires à l’enseignement classique. La « Loi Travail » est, de ce point de vue, une aubaine puisqu’elle offre une chance au pas ou très peu diplômés. Partant de ce constat, VAE Les 2 Rives a lancé un projet visant à former, embaucher et diplômer une promotion de jeunes décrocheurs scolaires. Concrètement, après 1 an d’expérience professionnelle, nous les accompagnerons dans un projet de VAE afin qu’ils puissent transformer leurs expériences en diplôme.

• La VAE va changer, l’accompagnement aussi !

L’évolution vers les blocs de compétences et l’association de la VAE avec la formation demanderont à l’accompagnateur de s’adapter, à être un assembleur de formations capable de faire de l’ingénierie pédagogique. Le diagnostic va devenir encore plus stratégique.

Le développement du marché de la VAE, depuis la Loi du 5 Mars 2014, nécessite la mise en place de garde-fous pour maintenir une éthique de la profession. Chacun à son niveau se doit de veiller notamment à ce qu’on ne prescrive pas de formations inutiles aux candidats. Nous devons leur proposer des solutions adaptées à leurs expériences et projets.

David RIVOIRE
PDG de VAE Les 2 Rives

Abdoul Karim KOMI
Responsable R&D de VAE Les 2 Rives

[1] La VAE a été instaurée par la Loi du 17 Janvier 2002

[2] Donnée de la Direction de l’Animation de la Recherche des Etudes et des Statistiques (DARES)

[3] Rapport Besson (p.24). Ce rapport souligne, à l’époque, que sur 200 000 personnes s’informant sur la VAE, seules 75 000 (soit 37,5%) déposaient un dossier auprès d’un certificateur.

[4] La diplômite est cette « affection symptomatique du système éducatif caractérisée par d’abondantes et inlassables poussées de fièvres diplômeuses ou diplômantes ; c’est comme on voudra. Et si l’on va plus loin et que l’on considère bien la diplômite comme une véritable maladie, on peut alors s’inquiéter des conséquences occasionnées par ces fièvres : auto-dévaluation, dépression, apathie, le patient n’a plus conscience de sa valeur » (Rivoire, D., en collaboration avec Schaeffer, E. (2012). Génération VAE. De l’expérience au diplôme. Studyrama Pro).

Comment débloquer une situation de risque probable d’abandon de VAE ?

Thoughtful or stressful businessman at work

Au cours du premier semestre 2015, nous avons réalisé une étude sur Les déterminants de la réussite et de l’abandon prématuré de projets de VAE en cours d’accompagnement. Celle-ci a ouvert un champ réflexif sur les réponses idoines pouvant être apportées par les consultants-accompagnateurs aux situations susceptibles d’engager les candidats dans une logique d’abandon. Nous proposons ici un cas spécifique auquel un des consultants de VAE Les 2 Rives a été confronté au cours d’un accompagnement. Il vise à initier une réflexion commune sur la multiplicité des postures du consultant face à une telle situation dans la mesure où, en la matière, l’univers des possibles paraît très étendu.

Mme L., salariée au sein d’une entreprise française depuis 30 ans, a démarré son projet de VAE dans le cadre d’un plan de départ volontaire. Le parcours a débuté en janvier 2015 avec un entretien de diagnostic qui a révélé la faisabilité de sa VAE sur un titre AFPA de Gestionnaire de paie, titre professionnel de niveau III (Bac+2).

Ayant atteint, au mois d’août 2015, plus de 60% dans la rédaction de son dossier d’expérience, la candidate devait transmettre la suite de son écrit au consultant début septembre, au retour de vacances de ce dernier. Le jour du rendez-vous fixé pour l’envoi et la lecture commune du dossier, la candidate manifeste des inquiétudes dans un mail adressé à son consultant : « Bonjour F., je vous envoie un grand vide… J’ai beau tourner le problème dans tous les sens, je n’y arrive pas. J’espère qu’aujourd’hui vous pourrez m’aider à avancer ! A tout à l’heure et désolée de mon manque de travail. L. » Cet état de doute a été également confirmé lors de leur entretien téléphonique, comme rapporté par le consultant : « Elle m’a dit d’emblée : ‘’vous avez vu mon mail ? Je n’y arrive pas, je me réveille à 4h du matin et je passe deux heures devant mon ordinateur sans rien écrire. C’est la page blanche de l’écrivain’’ ».

page blanche VAE

Une telle situation constitue un point d’alerte dans l’accompagnement à la VAE, car susceptible de conduire la candidate dans une dynamique d’abandon. Aussi est-il nécessaire qu’une réponse adéquate y soit apportée. Il est alors intéressant d’analyser la posture et la démarche adoptées par le consultant pour répondre aux besoins de la candidate à ce moment précis : « J’espère qu’aujourd’hui vous pourrez m’aider à avancer ».

Lors de notre interview, notre consultant nous fait part de son analyse de la situation : « La candidate rédigeait régulièrement et progressait bien dans la rédaction de son dossier. Elle en était à plus de 60% de son dossier. En recevant son mail, je me suis interrogé sur les causes de ce blocage. J’étais néanmoins rassuré, car le plus important, c’est qu’elle me l’écrive et qu’elle m’en parle. J’en ai alors déduit que ce n’était pas très grave et que la situation était récupérable ». Ensuite, « au début de l’entretien téléphonique, j’ai laissé la candidate m’exposer ses inquiétudes. J’ai alors noté qu’elle bloquait sur la section portant sur la paie alors que, selon elle, c’était son point fort. ». Enfin, « en m’appuyant sur ces éléments, j’ai pu objectiver les choses. Ces situations sont en effet relativement fréquentes en accompagnement à la VAE ».

Suite à cette analyse, le consultant a adopté une démarche dont la finalité était à la fois d’amener la candidate à dégrossir la situation, à identifier les clés pour résoudre les blocages et à reprendre confiance pour la suite de la démarche. Nous déroulons cette posture à travers la description qu’il en fait : « Je lui ai dit : on va relire votre dossier et on va identifier les points de blocage. En partant du dossier rédigé, nous avons recensé, dans un tableau, les points de blocage que la candidate avait elle-même préalablement surlignés. Nous avons alors discuté de chaque point pour comprendre la source du problème. Après, nous avons défini les actions à mener pour chaque situation. Par exemple, elle devait rechercher des informations auprès de ses collègues, solliciter l’aide de son mari pour les soucis de mise en forme de tableaux Excel, ou encore aller faire une recherche bibliographique en bibliothèque. À l’issue de ce travail d’inventaire et d’analyse, nous avons noté que certains points de blocage étaient liés à l’évolution des procédures organisationnelles au sein de l’entreprise et que cela ne pouvait pas constituer un obstacle rédhibitoire pour la rédaction du dossier. À partir de là, elle était déjà plus rassurée ».

 Equipe VAE

Par ailleurs, il a été noté que travailler seule, isolée chez elle, constituait un point de blocage supplémentaire pour la candidate : « Elle m’a aussi dit qu’elle n’aimait pas travailler seule chez elle. Ensuite, elle a ajouté : ‘’la fois dernière, j’étais passée devant une bibliothèque et je me suis dit que je devrais y aller pour travailler’’ ». Aussi cette solution a-t-elle été retenue par les deux acteurs pour permettre à la candidate de se consacrer à la rédaction de son dossier dans un environnement approprié.

Cet ensemble de solutions, identifié à l’issue d’un entretien d’une heure et demi en webconférence, a permis de lever les blocages relevés. Cela amène à poser quelques éléments de réflexion. On peut tout d’abord noter la quasi-banalité des causes du blocage, dans la mesure où, pris isolément, ces points étaient simples à résoudre. Cependant, abordés dans leurs interrelations, ils constituaient un ensemble inextricable où interviennent différentes catégories de facteurs, rendant les solutions moins évidentes pour la candidate : « C’était un tout. Elle n’était plus capable d’écrire même sur des choses basiques. Elle aurait pu abandonner ». La candidate avait certes les solutions à chaque situation, mais il a fallu l’intervention du consultant, alors dans un rôle de catalyseur, pour les faire émerger et en délibérer.

Sans aucune prétention à l’exhaustivité, deux facteurs principaux ont pu intervenir dans la construction du sentiment de blocage chez Mme L. D’abord, le contexte professionnel difficile a placé la candidate dans une situation de désaffiliation qui a contribué à son isolement. Ce sentiment a ensuite pu être renforcé par l’atmosphère de travail en période de vacances où le rythme soutenu de travail hebdomadaire avec le consultant a été rompu. Face à la situation, la posture empathique adoptée par le consultant a permis de créer un cadre favorable à une démarche impliquant la candidate pour trouver les solutions adaptées. Les retours de cette dernière à l’issue de l’entretien sont d’ailleurs, à cet égard, évocateurs : « C’est la première fois qu’on passe autant de temps au téléphone alors que je n’ai rien produit ».

Le cas de Mme L. pose plusieurs questions dont celle de la posture du consultant face à des personnes vivant un contexte professionnel difficile, comme les plans sociaux par exemple. Quelles précautions prendre en amont, dès le moment du diagnostic ? Quels facteurs convoquer, en cours d’accompagnement, pour pallier les éventuels risques de démotivation et de décrochage ? Autant d’interrogations qui méritent d’être prises en compte et intégrées dans les démarches d’accompagnement à la VAE.           

 

Jules APENUVOR

François BRION

 

 

 

 

Les résultats de l’enquête de satisfaction

Satisfaction 2

Dans le souci constant de respecter les exigences de nos candidats, et d’améliorer sans cesse la qualité de nos services et prestations, une enquête de satisfaction a été effectuée du 5 mai 2015 au 31 Août 2015. 115 personnes interrogées ont répondu à notre enquête, en voici les points importants :

Le diagnostic

94,6% des personnes sont satisfaites de l’analyse du projet sélectionné avec leur consultant et de sa justification.
93,5% des personnes interrogées jugent que le diagnostic leur a semblé utile.

La recevabilité

86% des personnes interrogées ont trouvé les informations fournies claires et utiles pour l’élaboration de leur dossier de recevabilité.

La plupart des candidats estiment avoir réalisé en moyenne 4 à 7 heures de travail hebdomadaire sur leur dossier VAE .

VAE

En matière d’accompagnement, VAE Les 2 Rives a satisfait 85,6% des personnes interrogées. Les consultants sont jugés disponibles, professionnels et motivants. Leur méthode, leur patience et leur expérience sont des aspects moteurs dans la réussite du dispositif. Tous les candidats sont satisfaits de l’aide reçue dans la rédaction du dossier, pour la mise en valeur des compétences, la gestion du temps, la préparation à l’oral et l’adéquation du parcours avec les matières du diplôme.

La préparation orale

50,9% des personnes interrogées pensent que la mise en situation de passage devant le jury sous le format d’un atelier collectif a permis de mieux appréhender le stress de l’examen oral.

Et enfin, 87,3% de nos candidats interrogés conseilleraient à leurs proches ou à des collègues de travail de prendre contact avec VAE Les 2 Rives pour leur projet VAE.

Cette enquête permet de tirer un bilan très positif sur la satisfaction des diplômés de la VAE avec l’accompagnement de VAE Les 2 Rives. L’avis de nos candidats continuera de nous intéresser en vue de les satisfaire le mieux possible et nous les remercions pour leur précieuse aide !

Satisfaction 2

Interview de Valérie Ternay, diplômée par la VAE

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Valérie Ternay a été accompagnée par le Groupe VAE Les 2 Rives
dans l’obtention de son diplôme par la VAE.

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Comment avez-vous connu le Groupe VAE Les 2 Rives ?

J’ai connu la Validation des Acquis de l’Expérience et le cabinet Les 2 Rives grâce à mon ancienne entreprise, le cabinet Deloitte. L’idée d’avoir un diplôme par la VAE m’a tout de suite séduite. Je savais qu’un jour j’en ferai une, cependant, je ne savais pas quand, ni même comment, mais je n’avais aucun doute sur le pourquoi.

Comment en êtes-vous arrivée à effectuer une Validation des Acquis de l’Expérience ?

J’ai quitté l’entreprise Deloitte pour aller vers d’autres fonctions. Ce changement d’optique professionnelle a fait que je me suis retrouvée obligée d’obtenir un diplôme supérieur pour aller plus loin dans mes fonctions et c’est là qu’est intervenue la VAE.

Quel diplôme avez-vous obtenu ?

J’ai obtenu mon DUT, Gestion administrative et commerciale en février 2014.
Le diplôme que j’ai passé fut une étape pour atteindre mon nouvel objectif professionnel, et va me permettre de suivre la formation souhaitée.

Aujourd’hui, où en êtes-vous au niveau professionnel?

Après 19 années d’expérience dans des cabinets tels que Deloitte, Pricewaterhousse Coopers, ou encore au sein de la Direction Communication d’une grande école d’ingénieur, je me réoriente aujourd’hui  dans le milieu associatif.
La formation que je vais suivre très prochainement va me permettre de devenir éducatrice pour chiens guides d’aveugles et malvoyants de Paris et de la région parisienne.

Qui a été votre consultante et que pouvez-vous nous dire de votre accompagnement ?

Ma tutrice a été Chrystèle. Sans cet accompagnement, je n’aurai pas pu obtenir mon diplôme, il y a eu un véritable coaching de sa part.
Chrystèle, a été présente dans les moments de doute, elle a su quoi me dire, comment me le dire et à quel moment le dire. Aussi, l’atelier de préparation à l’oral que Chrystèle a mis en place m’a beaucoup aidé. Elle a été d’un soutien sans nom, je la remercie du fond du cœur !

Comment s’est déroulée votre démarche VAE ?

Ce fut 8 mois très intenses ! J’ai dû revoir toute mon organisation, me couper du monde dans certains moments mais cela en valait grandement la peine. Aujourd’hui, l’objectif est atteint, je m’épanouis complètement dans ce que je fais et je ne regrette absolument pas ces moments.

Que vous a apporté la VAE ?

Tant au niveau personnel que professionnel, la démarche de Validation des Acquis de l’Expérience  fut une expérience très enrichissante.
La rédaction du mémoire m’a permis d’améliorer ma qualité rédactionnelle, de pouvoir qualifier mon expérience professionnelle par des termes spécifiques et plus appropriés au secteur professionnel. Aussi, la VAE va me permettre de pouvoir enfin exercer le métier que je souhaite et de m’épanouir pleinement.

 

 

Hakima Seffih a accepté de témoigner sur son expérience avec l’association ADVAE du cabinet VAE Les 2 Rives

La VAE, c’est un pas que je souhaitais franchir, il y a déjà bien 10 ans. Mais je ne me sentais pas capable de concilier vie professionnelle, vie personnelle et VAE.

J’ai quitté le cursus scolaire en classe de première L et n’est donc pas eu mon BAC.

En mai 2014, je fus licenciée pour motif économique et je me suis décidée à franchir le pas.

La démarche avec l’ADVAE a commencé en juillet 2014 et s’est déroulée très rapidement. J’ai eu mon BTS Assistant de Manager le 10 février dernier avec les félicitations du jury.

Je voudrais remercier Anne Huguet qui a été très présente tout au long du chemin. Elle a su me guider dans mes choix, elle m’a parfois bousculée, cela a été difficile mais j’avais besoin d’un accompagnement soutenu. Elle m’a complètement aidé dans mon orientation, les échéances à tenir dont je n’avais pas connaissance initialement, elle m’a indiqué à qui je devais m’adresser pour les inscriptions mais aussi dans mes recherches.
Par ailleurs, c’était important pour moi de recevoir les encouragements et de sentir le soutien constant de mes enfants, mon mari et mes amis.

La flexibilité dont a fait preuve ma consultante m’a permis de concilier la VAE avec la recherche d’emploi. Cela a très bien fonctionné car nous nous sommes adaptées à nos contraintes respectives ; on travaille les week-ends, on se lève plus tôt le matin et on travaille plus tard le soir.

A la suite de cette expérience, j’ai retrouvé un poste d’assistante de direction dans mon secteur d’activité qui est la post-production audiovisuelle.

Sophie Mandrillon, diplômée du Master Grande Ecole de Montpellier Business School par la VAE

Sophie Mandrillon

Sophie Mandrillon

Montpellier Business School est l’une des rares Grandes Ecoles de Management à proposer une démarche VAE permettant l’octroi de son diplôme Master Grande Ecole. En 2015, faisant toujours partie des établissements pionniers, elle compte déjà, parmi 23 candidats présentés et accompagnés spécifiquement, 17 « full » diplômés du Master Grande Ecole par la VAE. Entretien avec l’une des lauréates du jury 2015 : Madame Sophie Mandrillon responsable marketing chez Atout France.

Sophie se définit elle-même comme ayant le goût des challenges. A 30 ans, à un moment clé de sa carrière, elle décide, en parallèle de son activité professionnelle de bousculer tous ses acquis pour faire le point sur ses compétences. « Après ma licence professionnelle dédiée aux fonctions internationales, j’avais décidé de travailler ! L’opportunité était là, à Londres, mon stage de fin d’études se transformait en contrat. Mais, je crois qu’au fond, j’ai toujours su que je reviendrai aux études sans avoir envisagé la manière de le faire. Après plusieurs évolutions de poste dans ma carrière, à un âge clé, j’ai souhaité trouver une formation reconnue à l’international et diplômante pour faire un travail de remise à plat et de valorisation de mes compétences » précise-t-elle.

Reprendre des études oui, dans un cadre, mais aussi à certaines conditions ! Celle notamment de ne pas arrêter sa carrière professionnelle. « On n’est plus du tout dans la perspective unique de reprendre des cours ! » Sophie regarde les MBA mais elle se trouve bien trop jeune. Elle découvre enfin la VAE. Atout France, son employeur appuie sa démarche.  Partenaire avec le cabinet «  les 2 rives », elle lui fait rencontrer David Rivoire et surtout Vincent Causse, associé du cabinet.

« Si j’ai un conseil à donner à ceux qui recherchent une formation diplômante en parallèle de leur vie professionnelle, je leur recommande vraiment un accompagnement. J’ai trouvé chez les 2 Rives et chez mon « coach » le moteur indispensable dont j’avais besoin pour rédiger mon dossier de preuves qui fait plus de 200 pages tout de même ! Ce travail que j’ai effectué est une vraie remise à plat globale pour structurer mon parcours, l’expliquer, c’est presque une psychothérapie du travail (rires) car il s’agit de parler de soi, de le contextualiser, de l’évaluer. Cela m’a permis d’avoir une vision très globale, d’acter mes forces et de changer immédiatement certaines de mes postures managériales » précise-t-elle. « Et au-delà de la conception du dossier de preuves, pour lequel on croit très naïvement, au départ, que ça va être « easy » il y a les modules et les cours ! J’ai été ravie de travailler avec l’équipe pédagogique de Montpellier Business School. Les professeurs Mickaël Géraudel, Patrick Mahé et David Roubaud pour les 3 modules de Stratégie d’Entreprise, Management et Finance ont pris le temps de comprendre mon environnement pour adapter leur enseignement… J’ai adoré ce retour en formation personnalisée  … tout en ayant maudit un peu parfois le e-learning quand je révisais le week-end ! J’ai pu réussir ce diplôme avec leur aide et celle de mon entreprise, bien sûr, mais surtout avec le total soutien de mon conjoint qui durant 7 mois a accepté ma vie d’étudiante professionnelle. Un diplôme Bac+5 par la VAE est donc une affaire collective ! »

Contact : Sophie.mandrillon@gmail.com

Jules Apénuvor au séminaire « Jeunes chercheurs » du Laboratoire C3S à Besançon

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Aujourd’hui, mercredi 20 mai, a lieu la deuxième session du séminaire  »Jeunes chercheurs » du Laboratoire C3S (Culture, Sport, Santé, Société) de l’Université de Franche-Comté, à Besançon pour l’année 2015.

Ce séminaire, porte sur « L’engagement et ses différentes figures », et donnera lieu à la publication d’un ouvrage collectif.

Les interventions seront réparties selon quatre thèmes : « L’engagement politique et citoyen », « l’engagement personnel », « l’engagement sportif » et pour finir, « l’engagement, les organisations et territoires ».

Jules Apénuvor est responsable recherche et développement chez VAE Les 2 Rives.
Au cours du premier thème, il présentera une communication intitulée : « Les obstacles au maintien de l’engagement dans une démarche de VAE. Une étude de cas de candidats accompagnés par le cabinet VAE Les 2 Rives ». Il s’agit des résultats d’une étude que Jules a menée auprès d’anciens candidats et de consultants du cabinet.

Le Groupe VAE Les 2 Rives fête les 10 ans de sa création !

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En 2005, suite à la parution des premiers décrets d’application de la loi de modernisation sociale concernant la VAE, David Rivoire fonde VAE Les 2 Rives, et développe ainsi une méthodologie certifiée pour l’accompagnement sur-mesure de la VAE.

Pour répondre le mieux possible aux problématiques des entreprises et des particuliers, VAE Les 2 Rives s’est développé en complément de ses filiales Transition RH, (l’Expert en conseil RH et bilan de compétences) et Tremplin VAE, (1er réseau national d’accompagnateurs VAE et bilan de compétences).

Aujourd’hui le groupe souffle ses bougies, et l’équipe est fière de constater que depuis 10 ans, VAE Les 2 Rives c’est :

  • 4000 candidats à la VAE
  • Une qualification OPQF
  • Des « afterworks » réguliers dans le but de développer le réseau professionnel des candidats
  • Des actions gratuites mise en place en faveur des demandeurs d’emploi
  • Plus de 90% de taux de réussite
  • Une société commerciale qui fonctionne en autonomie sans subvention publique
  • Un accompagnement express à distance selon vos besoins

A l’occasion de cet anniversaire nous souhaitons remercier à nouveau tous ceux qui nous font confiance et qui ont contribué à l’accomplissement de nos services.
Et on ne va pas vous donner rendez-vous dans 10 ans car on aimerait vous voir avant !

 

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