Formation

now browsing by tag

 
 

Valoriser et former ses collaborateurs à l’heure du CPF : découvrez le parcours métier diplômant !

culture-dentreprise-int1

culture-dentreprise-int1

Les parcours métiers diplômants que nous mettons en place répondent à un besoin d’évolution des compétences sur un métier dans votre entreprise. C’est un programme de formation sur mesure optimisé par la VAE. Dans ces programmes, nous proposons aux collaborateurs d’obtenir des diplômes reconnus en associant, dans le cadre d’une VAE, l’expérience qu’ils ont acquise sur le terrain à un programme de formation court et sur mesure conçu avec l’entreprise.

 

Un programme gagnant gagnant

Gagnant pour les entreprises : L’efficacité pédagogique est doublement renforcée  par le parcours diplômant. Premièrement, le candidat s’interroge, dans le cadre de sa VAE, immédiatement, concrètement et en profondeur sur les apports de sa formation. Deuxièmement, le candidat, volontaire, est beaucoup plus assidu du fait de la VAE et de son issue diplômante. Par ailleurs, Les candidats montent en compétence en suivant un parcours de formation conçu sur mesure avec l’entreprise. Enfin l’entreprise apporte une reconnaissance à ses collaborateurs et les fidélise en contribuant à la valorisation de leur parcours professionnel.

Gagnant pour les collaborateurs : Ils valorisent leur expérience par un diplôme, et acquièrent de nouvelles expériences grâce à la formation. Ainsi ils renforcent leur employabilité à l’interne comme à l’externe. Enfin ils prennent du recul et gagnent en confiance grâce au processus de la VAE.

schema-gagnant-gagnant-01

 

Une étude de faisabilité et une ingénierie gratuites :

C’est VAE Les 2 Rives qui assure gratuitement l’étude de faisabilité du projet et en cas de faisabilité l’ingénierie de mise en œuvre.

Un parcours éligible au CPF et à la période de professionnalisation :

Grâce à la VAE, le parcours s’inscrit pleinement dans la loi sur la formation de mars 2014. Et l’accompagnement VAE et la formation sont éligibles au CPF et à la période de professionnalisation.

Zoom sur l’ingénierie et la mise en œuvre d’un parcours métier diplômant

1 – L’ingénierie

Le diagnostic : VAE Les 2 Rives détermine les besoins précis de l’entreprise en :

  • Analysant le métier ciblé au regard de la politique RH et de la stratégie globale de l’entreprise. Cette analyse s’appuie sur les fiches de poste ou tout document RH utile, des échanges avec les différentes parties prenantes : les personnes exerçant le métier ciblé et leurs responsables hiérarchiques, les interlocuteurs RH et/ou formation, les directeurs de services, ….
  • Etudiant les potentielles contraintes et opportunités.

Ainsi, un diagnostic déterminant la faisabilité du projet, comportant des préconisations et propositions d’interventions est soumis à l’appréciation des parties prenantes.

Le choix du diplôme et de la formation : Nous choisissons des diplômes reconnus sur le marché de l’emploi et dont le référentiel compétences est proche des compétences du métier actuel. Le complément de formation est choisi à la fois à partir des besoins en compétences identifiées par l’étude des profils concernés et de la stratégie de l’entreprise mais aussi à partir du gap de compétences entre le diplôme visé et les compétences existantes.

Pour réaliser ce diagnostic, VAE Les 2 Rives s’appuie sur sa bonne connaissance des certificateurs, laquelle est fondée sur ses 12 ans d’expérience dans l’accompagnement à la VAE.
Enfin VAE Les 2 Rives est au cœur de la relation entreprise-OPCA pour la mise en place du financement.

2 – La mise en œuvre

Un rétro planning est défini avec tous les acteurs du projet. VAE les 2 Rives aide à la construction du plan de communication interne (création de supports de communication, animations de réunions d’informations physiques et à distance, mise en place d’une hotline projet, …). Au-delà, des outils de pilotage spécifiques au projet sont élaborés pour assurer le lien entre VAE Les 2 Rives, l’entreprise et le certificateur.

Dans le cadre de son parcours métier diplômant, le candidat est dans une logique de validation des acquis de son expérience et de formation. Concernant sa VAE, un consultant l’accompagnera tout au long de son parcours et l’aidera notamment à prendre du recul vis-à-vis de son expérience. En parallèle, les candidats suivent une formation dont le rythme fait l’objet d’une concertation et dépend toujours de leurs obligations professionnelles.

Quant à VAE Les 2 Rives, il assure le pilotage et la coordination entre les différents acteurs : candidats, formateurs, consultants, entreprise, certificateurs.

EN SAVOIR PLUS

Zoom sur un parcours : le métier de la caisse dans la grande distribution

C’est un métier qui évolue grâce à l’apparition de nouvelles technologies d’encaissement, les hôtes de caisse vont être amenés de plus en plus à être en lien avec le client. Pour les aider dans cette évolution, nous avons mis en place un parcours de formation de 20 jours essentiellement axé sur la relation client qui, inscrit dans le cadre d’une VAE, leur permettra d’obtenir un BAC pro ARCU (Accueil relation clients et usagers).

schema-metier-01

EN SAVOIR PLUS

Une solution pour l’emploi

Nous travaillons actuellement à un projet dans le Grand Est pour proposer des parcours métiers diplômants à des demandeurs d’emploi. L’objectif ? Les diplômer par la VAE tout en les formant à métier en tension sur le territoire. A suivre !!

Et d’autres à construire avec vous !

• CONTACTEZ-NOUS •

NOTRE REGARD SUR LA VAE DE DEMAIN

learning

learning

La VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) est encore, 15 ans [1] après son instauration, ce que l’on pourrait appeler un « célèbre dispositif inconnu ». Ils sont encore trop peu nombreux ceux qui savent ce qu’elle recouvre et apporte à ces salariés, demandeurs d’emplois et indépendants… qui en bénéficient. 

Délivrées depuis sa création 2014, on dénombrait 307 000 certifications [2] par ce dispositif, les années se suivent et les chiffres se ressemblent depuis 2002. Ceux-ci stagnent particulièrement. Pourtant, le Rapport Besson (2008) estimait déjà à 6 millions le nombre de personnes pouvant potentiellement valider leurs acquis. A ces bénéficiaires potentiels, il convient d’ajouter une bonne partie des dizaines de milliers de jeunes qui quittent chaque année le système scolaire sans diplôme et qui doivent faire face à une réalité bien française : le diplôme est très déterminant dans le cadre d’un recrutement. Il est évident que la VAE, qui permet de transformer l’expérience en diplôme, devrait être un outil beaucoup plus connu et utilisé.

Le politique ne s’y est nullement trompé en proposant deux lois, en 3 ans, ayant l’ambition de faciliter son essor. La Loi du 5 mars 2014 – relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale – l’a renforcée en permettant son financement par le CPF (Compte Personnel de Formation). En 2016, la « Loi Travail » a baissé – de 3 ans à 1 an – la durée minimale d’activité requise pour qu’une demande de validation soit recevable. Effectivement appliquée, ce qui n’est pas encore le cas, elle aura un effet notable.

Nous proposons ici un regard prospectif sur ce que sera la VAE de demain et ce qui devra être fait pour qu’elle réalise enfin son changement d’échelle. Nous nous appuyons particulièrement sur une expérience de 15 ans durant lesquels nous avons accompagné plus de 5000 personnes. Voici 5 pistes que nous proposons pour maximiser le potentiel et l’impact de la VAE.

• Favoriser un accompagnement professionnel dès la définition du projet 

La Loi du 5 Mars 2014 a reconnu l’importance de l’accompagnement VAE. Toutefois, celui-ci malheureusement été circonscrit à « l’après recevabilité du projet ». Pourtant, de trop nombreux candidats abandonnent leurs parcours pendant la « phase de recevabilité ». Cette réalité était déjà soulignée dans le rapport Besson : les « taux d’abandon ou d’échec [sont] élevés au début de la démarche, parce qu’il est difficile d’identifier le titre visé » [3]. Sans accompagnement au début, le candidat peut se retrouver face à lui-même. La VAE peut alors apparaître opaque et ressembler à un parcours du combattant. Des complexités administratives sont parfois de nature à décourager. Il nous parait nécessaire d’élargir le droit à l’accompagnement. En fait, il s’agit d’éviter l’abandon.

• Faire changer le regard sur la VAE par le langage de la preuve

Si la VAE était un produit, on pourrait affirmer que ses consommateurs potentiels n’en connaissent pas les propriétés ou encore les bienfaits. Ceux qui la connaissent en ont, en effet, souvent une perception limitée et la réduisent à un moyen d’accéder à une certification. Pourtant, elle apporte bien plus qu’un diplôme. Les candidats et les accompagnateurs vous le diront : elle participe, entre autres, à une émancipation personnelle et c’est là une de ses forces insoupçonnées. Fierté, gain de confiance, estime de soi, de son métier et de son parcours … Ce sont autant de mots qui reviennent quasi systématiquement chez les candidats que nous avons accompagnés. En fait, écrire son récit de vie notamment professionnelle dans le cadre du dossier d’expérience, les amène à creuser chacune de leurs expériences, à prendre du recul et à mieux comprendre les compétences acquises et mobilisées. La VAE consiste en une véritable introspection personnelle et professionnelle qui est plus souvent perçue comme un commencement. C’est un nouveau départ.

Il faudrait qu’un organisme indépendant mesure et prouve ce que, nous, acteurs de terrain, constatons chaque jour. Le dispositif en serait d’autant plus attractif. A notre modeste échelle, nous ambitionnons d’en apporter la preuve sous la direction de notre service Recherche et Développement. Afin qu’elle soit consistante, nous invitons chaque acteur à s’inscrire dans cette logique de la preuve de l’impact social de la VAE qui est encore figée dans certains mythes qu’il s’agit de déconstruire.

Par exemple, loin d’être un marchepied vers un autre emploi, elle est outil de fidélisation pour l’entreprise lorsque celle-ci s’en empare au profit de ses salariés. Mettre en place une politique de VAE, c’est fidéliser les salariés et assumer sa Responsabilité Sociale. En effet, à ses salariés – qui souhaitent valider leurs acquis –, l’entreprise dit : « Je reconnais vos compétences et je veux vous aider à les valoriser ». Cette valorisation n’a nul besoin d’être conditionnée à une augmentation de salaire ou à une promotion. Notre expérience montre qu’elle se suffit à elle-même même si, là encore, une étude devrait être menée pour prouver ce qui est une évidence pour nous.

• Associer VAE et formation pour optimiser leurs impacts

Nous sommes convaincus que la VAE est l’avenir de la formation et vice-versa. Les deux dernières lois y concourent tout comme l’évolution des besoins des entreprises et des organisations.

La « Loi Travail » couve une « partialisation » de la validation des acquis. Il faudra alors accompagner ce changement en renforçant l’aspect diagnostic (afin de garantir que la formation est bien souhaitée et utile à la personne), en proposant aux candidats une palette de parcours allant de la VAE classique (obtention du diplôme sur la seule base de l’expérience) à des parcours diplômants (intégration des modules de formation dans les projets de VAE).

Depuis près de 5 ans, VAE Les 2 Rives met en place ces parcours diplômants pour les entreprises. Nous construisons, avec elles, un « parcours métier » combinant VAE et formation pour permettre à leurs collaborateurs d’accéder à un diplôme en moins d’une année et grâce à 15-20 jours de formation en moyenne. Ce parcours est une combinaison gagnante : la formation est conçue pour apporter les compétences manquantes et pour viser un diplôme couvrant un champ plus large que les acquis de l’expérience. La VAE permet, quant à elle, de valoriser cette expérience et donc de limiter le temps de formation pour l’obtention du diplôme.

Le parcours diplômant répond à des enjeux de formation et de professionnalisation avec une meilleure efficacité pédagogique et managériale. Aussi, il répond à un enjeu de financement. Grâce à la VAE, le parcours est effectivement financé par le CPF et la période de professionnalisation. Fin 2017, nous serons capables de proposer des parcours VAE / formations individualisées.

• Faire de la VAE un levier vers l’emploi

La VAE peut être un levier formidable pour (re)trouver un emploi. En effet, elle apporte une réponse concrète à deux freins réels au retour à l’emploi, lesquels sont deux constats largement partagés par les partenaires sociaux.

Le premier tient à une maladie bien française : la « diplômite » [4] qui pousse les recruteurs à ne regarder un CV que s’il a le bon diplôme alors que nous vivons dans un pays comptant des milliers d’autodidactes. Malgré la pertinence ou l’excellence de leurs parcours, ils sont nombreux ces français à voir leurs compétences et expériences non reconnues car non sanctionnées par une certification. La VAE peut permettre d’obtenir la fameuse ligne qui manque à un CV et ce, afin qu’il soit lu comme il se doit. Le second tient au fait que les demandeurs d’emploi éprouvent parfois les pires difficultés à valoriser leurs parcours. Or, faire une VAE, c’est littéralement faire un bilan approfondi de son parcours professionnel et c’est en ce sens, entre autres, la meilleure des préparations à un entretien.

La solution fondée sur la VAE devrait être aujourd’hui largement répandue, facile d’accès, immédiatement mobilisable… pour permettre à tout un chacun de (re)trouver plus facilement un emploi. Pourtant, alors qu’il s’agit d’un droit accordé par la Loi du 5 Mars 2014 depuis le 1er Janvier 2015, les demandeurs d’emploi ne parviennent toujours pas à faire financer leur accompagnement grâce à leur CPF.

Pour pallier ces problèmes, nous avons ouvert en 2016 le Comptoir VAE Emploi. Celui-ci propose d’accompagner les demandeurs d’emploi afin qu’ils puissent à la fois valider les acquis de leurs expériences et rechercher un emploi. Nous leur proposons une méthodologie adaptée, des ordinateurs en libre accès, un espace d’accueil, des consultants sur place et des partenaires pour les aider à atteindre un objectif double : un diplôme et un emploi. Cette solution reste précaire. Il est particulièrement important de faire enfin appliquer la loi qui permet aux demandeurs d’emploi – à l’égal des salariés – de mobiliser le CPF dans le cadre d’une VAE. Par ailleurs, un public est oublié : les décrocheurs scolaires que le dispositif peut aussi aider. 

De nombreux candidats à la VAE sont des autodidactes qui ont réussi professionnellement. Ce sont, par définition, des anciens décrocheurs scolaires ! Encore trop nombreux chaque année, très peu auront l’envie et/ou les moyens de retourner sur les bancs de l’école pour obtenir un diplôme. La VAE peut donc être un moyen pertinent de raccrochage aux diplômes pour des jeunes réfractaires à l’enseignement classique. La « Loi Travail » est, de ce point de vue, une aubaine puisqu’elle offre une chance au pas ou très peu diplômés. Partant de ce constat, VAE Les 2 Rives a lancé un projet visant à former, embaucher et diplômer une promotion de jeunes décrocheurs scolaires. Concrètement, après 1 an d’expérience professionnelle, nous les accompagnerons dans un projet de VAE afin qu’ils puissent transformer leurs expériences en diplôme.

• La VAE va changer, l’accompagnement aussi !

L’évolution vers les blocs de compétences et l’association de la VAE avec la formation demanderont à l’accompagnateur de s’adapter, à être un assembleur de formations capable de faire de l’ingénierie pédagogique. Le diagnostic va devenir encore plus stratégique.

Le développement du marché de la VAE, depuis la Loi du 5 Mars 2014, nécessite la mise en place de garde-fous pour maintenir une éthique de la profession. Chacun à son niveau se doit de veiller notamment à ce qu’on ne prescrive pas de formations inutiles aux candidats. Nous devons leur proposer des solutions adaptées à leurs expériences et projets.

David RIVOIRE
PDG de VAE Les 2 Rives

Abdoul Karim KOMI
Responsable R&D de VAE Les 2 Rives

[1] La VAE a été instaurée par la Loi du 17 Janvier 2002

[2] Donnée de la Direction de l’Animation de la Recherche des Etudes et des Statistiques (DARES)

[3] Rapport Besson (p.24). Ce rapport souligne, à l’époque, que sur 200 000 personnes s’informant sur la VAE, seules 75 000 (soit 37,5%) déposaient un dossier auprès d’un certificateur.

[4] La diplômite est cette « affection symptomatique du système éducatif caractérisée par d’abondantes et inlassables poussées de fièvres diplômeuses ou diplômantes ; c’est comme on voudra. Et si l’on va plus loin et que l’on considère bien la diplômite comme une véritable maladie, on peut alors s’inquiéter des conséquences occasionnées par ces fièvres : auto-dévaluation, dépression, apathie, le patient n’a plus conscience de sa valeur » (Rivoire, D., en collaboration avec Schaeffer, E. (2012). Génération VAE. De l’expérience au diplôme. Studyrama Pro).

1 candidat – 1 consultant : découvrez le binôme VAE du mois #1

miniature

Le binôme du mois # V2 png

 

Une VAE, ça marche mieux à 2, c’est pour cela que chaque mois, nous vous présenterons un binôme que forme un candidat avec son consultant VAE ! Vous verrez que l’apport va bien au delà du conseil et que c’est cette relation à 2 qui démultiplie l’impact de la validation des acquis de l’expérience !

Pour notre premier binôme du mois, nous vous présentons Eric Dufour, responsable de formation à la Mutuelle d’Assurance des Professionnels de la Santé (MACSF). Titulaire d’un Baccalauréat comptabilité, Eric a suivi des études de droit pour finalement se réorienter dans le secteur des assurances. Après avoir consolidé ses compétences dans le service Assurance de la MACSF pendant 5 ans, Eric a enclenché un tournant dans sa carrière en intégrant le département formation et en devenant animateur de formation. C’est en 2013 qu’Eric s’est lancé dans une VAE avec Les 2 Rives pour obtenir une Licence Professionnelle de Formateur ! 

Nous vous laissons découvrir son expérience VAE et le binôme complémentaire qu’il a formé avec François, son consultant. 

Pouvez-vous nous décrire vos motivations personnelles et professionnelles dans le choix de votre VAE ?

[Eric Dufour] D’un point de vue personnel , prendre de la hauteur sur mes échecs et mes réussites ! Cette VAE a été pour moi un point étape. Je me suis remis en question et je me suis enfin occupé de moi. Et ça c’est génial. Jusqu’à présent mon métier fait que je m’occupe des autres, je les forme, et pour une fois s’occuper de soi, ça fait du bien !

Quant à mes motivations professionnelles, je n’en ai pas réellement eues. C’était vraiment une volonté personnelle parce que mon poste n’était pas remis en question, j’étais et je suis très bien intégré dans ma boîte. Peut-être y avait-il l’envie de dire « moi aussi j’ai un diplôme » ? Concernant mon évolution professionnelle depuis, certes le diplôme a pesé dans la balance, mais ce n’était pas mon objectif premier en faisant ma validation des acquis de l’experience.

Et dans cette aventure, qui vous a accompagné ?

[E.D.] François Brion ! J’ai vécu cet accompagnement formidablement bien. J’ai découvert en François un allié et une personne avec qui je pouvais échanger librement. Au-delà d’une démarche scolaire, notre relation était basée sur le partage. On se partageait des bouquins, des citations…et notre avis évidemment ! J’ai des facilités dans l’écriture, cela n’était donc pas un point sur lequel je devais beaucoup travailler. Cependant avec François on jouait sur la stratégie des mots, et cela a valorisé mon dossier. Il y a eu une exigence au niveau intellectuel qui s’est mise en place. François m’a toujours tiré vers le haut, il m’en demandait plus car il savait que je pouvais me projeter. Ce n’est pas évident de voir ce qu’il y a eu de bien et moins bien dans sa vie, l’accompagnement grâce à VAE Les 2 Rives a été utile pour se rendre compte de cela. 

**********************************

Les souvenirs du consultant…

« [François Brion] Les souvenirs que je garde de cet accompagnement sont à la fois très présents et marqués par la richesse de nos échanges. Les enjeux de la VAE d’Eric se situaient à deux niveaux : démontrer qu’il était passé de fonctions opérationnelles à un rôle de formateur et démontrer ses capacités à transférer ses acquis de formateurs à un autre environnement professionnel. Tâche d’autant plus ardue qu’Eric a effectué l’intégralité de son parcours professionnel dans le même environnement. Les clés de la réussite de sa VAE ont été, au delà de son assiduité et de la régularité de son travail, une véritable prise de recul enrichie par de nombreuses lectures, une réelle ouverture d’esprit  l’amenant à intégrer les « remises à plat » de sa pratique,  que peut provoquer cette prise de recul. »

*********************************

Qu’est-ce que l’obtention de votre diplôme vous a apporté ?

[E.D.] La concrétisation d’une évolution professionnelle. Une synthèse, un instant T. Je suis reconnu dans mon métier. La VAE permet de se conforter dans nos compétences. Le diplôme vient en conclusion logique de ce qui a été réalisé jusqu’à présent. C’est un parcours professionnel sanctionné par l’obtention d’un diplôme.

Aujourd’hui, j’ai évolué professionnellement, je suis passé sur un volet abordant plus de management. Mais je n’en ai pas fini avec les diplômes…il y aura une suite ! En effet, d’ici 2017-2018, je compte passer un Master par le biais de la VAE. Prévenez François qu’il me reverra bientôt !

Si vous deviez résumer la VAE en 1 mot, quel serait-il ?

[E.D.] Je vais tricher, j’en ai deux. Le premier c’est « s’élever » et le deuxième « auto-évaluation ». C’est vrai que la VAE a permis de s’occuper de soi et de prendre de la hauteur sur ce que l’on a fait et ce que l’on sait faire. On se pose intellectuellement et on réfléchit sur son parcours. On s’auto-évalue.

Si vous deviez donner un conseil aux candidats débutant dans leur VAE, quel serait-il ?

[E.D.] De bosser régulièrement. Si vous savez que vous voulez faire une validation des acquis de l’experience, commencez à consigner tout ce que vous faites ! Comme le petit poucet qui laisse ses petits cailloux derrière lui, recensez dans un cahier toutes vos compétences, objectifs, réalisations. Prenez simplement 5 à 10 minutes par semaine pour faire le point sur les jours passés et notez ce que vous avez fait. Il faut dès le début savoir s’organiser. Mais surtout, quand vous vous lancez dans cette démarche, n’oubliez pas que c’est un plaisir avant tout !

 

Retrouvez dès le mois prochain un autre binôme VAE candidat-consultant ! 😉

Validation des Acquis de l’Expérience : état des lieux et perspectives

photo 1

L’entreprise VAE Les 2 Rives et le laboratoire C3S (Culture, Sport, Santé, Société) de l’université de Franche-Comté (Besançon) ont organisé les 17 et 18 mars 2016 un grand colloque sur le thème : « La Validation des Acquis de l’Expérience : état des lieux et perspectives ».

 

photo 1

 

 

Il avait quatre objectifs :

  • Rapprocher enfin le monde de la recherche et le monde des praticiens de la VAE ! C’était une première qu’un tel événement soit organisé conjointement par une entreprise privée et un laboratoire public de recherche ! Notre entreprise et le laboratoire C3S ont partagé le constat que ces deux mondes étaient encore trop cloisonnés. Cette collaboration était naturelle : VAE Les 2 Rives a depuis 2014 un département R&D et le laboratoire a le souci constant de se connecter avec le terrain
  • Réunir l’écosystème de la VAE pour partager un diagnostic et ouvrir tous ensemble des perspectives : accompagnateurs, OPCA, responsables ministériels et surtout candidats et certificateurs !
  • Faire un état des lieux complet en s’appuyant sur différents points de vue !
  • Avoir un regard prospectif sur la VAE en France et sur d’autres territoires !

Vous pouvez retrouver l’ensemble du programme et des intervenants du colloque : Ici

Les travaux réalisés donneront lieu à la publication d’un ouvrage collectif courant 2016.

Quel bilan tirer de la VAE aujourd’hui ?

  • Le dispositif est encore largement sous exploité : le nombre de candidats diplômés plafonne autour de 25 000 depuis près de 10 ans. Mais les premiers mois de 2016 montrent les signes d’une croissance
  • «La VAE est entrée dans l’âge adulte et doit donc changer d’échelle» : selon Jean-Marc Huart, chef du Service de l’instruction publique et de l’action pédagogique au sein de la DGESCO (Direction générale de l’enseignement scolaire). La loi du 5 mars 2014 l’a en effet clairement mis sur le devant de la scène ! Cette loi ajoute encore une obligation de poids pour les managers qui devront désormais aborder le dispositif VAE dans les entretiens professionnels, obligatoires tous les deux ans
  • La VAE n’est pas encore assez accessible à ceux qui en ont le plus besoin : les demandeurs d’emploi pour qui la VAE a un énorme impact sont largement sous représentés (moins de 10%)
  • Le privé est devenu un acteur important du marché de la VAE. Avec la loi, de très nombreux acteurs se sont lancés formant un marché très atomisé. Se pose la question de sa place par rapport aux acteurs publics, et du suivi de la qualité des prestations

Un peu de prospective : les évolutions de la VAE

Il faut passer d’une logique de VAE à une logique de parcours ! Comment ?

Par l’hybridation de la formation et de la VAE ! Elle peut être un formidable outil de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences pour des entreprises qui sont notamment sur des métiers en tension et en mutation. L’idée est de combiner formations courtes pour que le candidat acquiert de nouvelles compétences et de la VAE pour valoriser son expérience professionnelle par un diplôme ou une certification qui labellise l’ensemble des compétences du candidat.

Voir : Les parcours diplômants

Un exemple : VAE Les 2 Rives a mis en place avec une enseigne de la grande distribution un parcours diplômant pour ses hôtesses de caisse : au terme de seulement 140 heures de formation, elles pourront par une VAE obtenir un BAC Pro ARCU (Accueil Relation Clients et Usagers). L’objectif ? Les accompagner dans l’évolution de leurs métiers qui ira vers beaucoup plus de conseil et de relation clients.

Par une utilisation de la validation partielle concertée et intelligente avec le candidat : la validation partielle, si elle fait partie dès le diagnostic d’un objectif de parcours, peut être un bel outil pour le candidat. Le CPF rend ce type de parcours possible.

Voir : Comment mobiliser son CPF ?

Développer les logiques de co-construction « public-privé » :

« Les deux cultures publiques/privées ne s’opposent pas, elles peuvent se compléter ». C’est ce qu’a rappelé Dominique Bouy-Debec de l’Université de Cergy-Pontoise qui est revenue notamment sur la réussite du projet Air France mené avec VAE Les 2 Rives en insistant sur les points forts suivants :

  • Partage de valeurs communes au-delà des différences d’identités
  • Confiance partagée : l’université a permis à VAE Les 2 Rives d’accéder aux jurys, ainsi qu’à l’entretien pédagogique
  • Clientèle nouvelle : VAE Les 2 Rives a été pour l’université un apporteur d’affaires
  • Des résultats probants : près de 50 jurys en 4 ans, plus de 90% de validation totale sur l’ensemble des candidats accompagnés par VAE Les 2 Rives.

De même, les travaux ministériels menés autour de la VAE gagneraient à être faits en concertation avec les acteurs privés ! A ce propos, nous regrettons qu’aucun acteur privé n’ait été invité à participer à l’évaluation des dispositifs de VAE commandée par le Premier Ministre.

Regarder ce qui se passe ailleurs !

Ce colloque s’est conclu par un bilan comparatif des expériences de validation des acquis dans d’autres pays : Belgique, Suisse et Togo. Si notre cadre réglementaire est très avancé par rapport aux leurs, le besoin est partagé !

Continuer la recherche !

Ce colloque ouvre de nombreuses perspectives en termes de réalisation de travaux de recherche et d’organisation d’événements à caractère scientifique. C’est, par exemple, dans cette logique que Jules APENUVOR a présenté, le 24 mars dernier, une communication sur « L’identité professionnelle et le comportement dans la VAE » lors du colloque organisé par le C3S sur le thème « Environnement et Identité ».

La VAE ce sont encore les candidats qui en parlent le mieux !

4 anciens candidats aux profils variés sont intervenus pour apporter leur regard sur la VAE. Nous vous proposons de retrouver celui de Karim Belgacem  pour qui la VAE a changé la vie !

 

 

Nous vous donnons rendez-vous pour la suite !

Notre ambition à travers ce colloque est de créer un cadre pérenne de réflexion sur la VAE associant des chercheurs, des institutionnels, des professionnels et des usagers du dispositif. Pour ce faire, une seconde édition aura lieu en 2017 autour d’un thème à définir en commun avec les différents acteurs.

 

Le financement du bilan de compétences

n70T7Ji4NL_E_5iu79lWWDl72eJkfbmt4t8yenImKBVvK0kTmF0xjctABnaLJIm9

Le bilan de compétences permet de faire un constat sur votre parcours professionnel, d’analyser vos compétences, vos aptitudes et surtout vos motivations.

Le bilan de compétences peut se financer de différentes manières :

  • Le financement personnel : le bilan de compétences suppose une prise en charge intégrale par celui qui souhaite l’entreprendre, et peut s’effectuer auprès de consultants ou de cabinets de conseil spécialisés en la matière L’avantage principal de ce financement est que le candidat accède à la prestation sans le moindre délai.
  • Le financement grâce au Fongecif ou l’Opacif de votre secteur : ce financement suppose quelques conditions. En effet, le candidat qui le souhaite doit être salarié d’une entreprise en CDI, avoir 10 ans d’exercice professionnel, dont 12 mois dans l’entreprise actuelle, ou bien être salarié en CDD comptabilisant 24 mois de travail. L’inconvénient de ce financement est que le candidat doit s’attendre à un délai d’environ 60 jours pour accéder au bilan de compétences.
  • Le financement grâce à Pôle Emploi : que l’on soit demandeur d’emploi ou salarié, chacun a le droit d’accéder à un bilan de compétences via Pôle Emploi, que ce soit pour faire le point, ou même redéfinir totalement son projet professionnel.
  • Le financement grâce au plan de formation de son entreprise : chaque salarié peut bénéficier s’il le souhaite du financement intégral de son bilan de compétences ; même si celui-ci ne fait pas encore parti des formations requises dans le Compte Personnel de Formation (CPF) créé en 2015, il est bien sûr finançable par votre entreprise.

See original image

Comment débloquer une situation de risque probable d’abandon de VAE ?

Thoughtful or stressful businessman at work

Au cours du premier semestre 2015, nous avons réalisé une étude sur Les déterminants de la réussite et de l’abandon prématuré de projets de VAE en cours d’accompagnement. Celle-ci a ouvert un champ réflexif sur les réponses idoines pouvant être apportées par les consultants-accompagnateurs aux situations susceptibles d’engager les candidats dans une logique d’abandon. Nous proposons ici un cas spécifique auquel un des consultants de VAE Les 2 Rives a été confronté au cours d’un accompagnement. Il vise à initier une réflexion commune sur la multiplicité des postures du consultant face à une telle situation dans la mesure où, en la matière, l’univers des possibles paraît très étendu.

Mme L., salariée au sein d’une entreprise française depuis 30 ans, a démarré son projet de VAE dans le cadre d’un plan de départ volontaire. Le parcours a débuté en janvier 2015 avec un entretien de diagnostic qui a révélé la faisabilité de sa VAE sur un titre AFPA de Gestionnaire de paie, titre professionnel de niveau III (Bac+2).

Ayant atteint, au mois d’août 2015, plus de 60% dans la rédaction de son dossier d’expérience, la candidate devait transmettre la suite de son écrit au consultant début septembre, au retour de vacances de ce dernier. Le jour du rendez-vous fixé pour l’envoi et la lecture commune du dossier, la candidate manifeste des inquiétudes dans un mail adressé à son consultant : « Bonjour F., je vous envoie un grand vide… J’ai beau tourner le problème dans tous les sens, je n’y arrive pas. J’espère qu’aujourd’hui vous pourrez m’aider à avancer ! A tout à l’heure et désolée de mon manque de travail. L. » Cet état de doute a été également confirmé lors de leur entretien téléphonique, comme rapporté par le consultant : « Elle m’a dit d’emblée : ‘’vous avez vu mon mail ? Je n’y arrive pas, je me réveille à 4h du matin et je passe deux heures devant mon ordinateur sans rien écrire. C’est la page blanche de l’écrivain’’ ».

page blanche VAE

Une telle situation constitue un point d’alerte dans l’accompagnement à la VAE, car susceptible de conduire la candidate dans une dynamique d’abandon. Aussi est-il nécessaire qu’une réponse adéquate y soit apportée. Il est alors intéressant d’analyser la posture et la démarche adoptées par le consultant pour répondre aux besoins de la candidate à ce moment précis : « J’espère qu’aujourd’hui vous pourrez m’aider à avancer ».

Lors de notre interview, notre consultant nous fait part de son analyse de la situation : « La candidate rédigeait régulièrement et progressait bien dans la rédaction de son dossier. Elle en était à plus de 60% de son dossier. En recevant son mail, je me suis interrogé sur les causes de ce blocage. J’étais néanmoins rassuré, car le plus important, c’est qu’elle me l’écrive et qu’elle m’en parle. J’en ai alors déduit que ce n’était pas très grave et que la situation était récupérable ». Ensuite, « au début de l’entretien téléphonique, j’ai laissé la candidate m’exposer ses inquiétudes. J’ai alors noté qu’elle bloquait sur la section portant sur la paie alors que, selon elle, c’était son point fort. ». Enfin, « en m’appuyant sur ces éléments, j’ai pu objectiver les choses. Ces situations sont en effet relativement fréquentes en accompagnement à la VAE ».

Suite à cette analyse, le consultant a adopté une démarche dont la finalité était à la fois d’amener la candidate à dégrossir la situation, à identifier les clés pour résoudre les blocages et à reprendre confiance pour la suite de la démarche. Nous déroulons cette posture à travers la description qu’il en fait : « Je lui ai dit : on va relire votre dossier et on va identifier les points de blocage. En partant du dossier rédigé, nous avons recensé, dans un tableau, les points de blocage que la candidate avait elle-même préalablement surlignés. Nous avons alors discuté de chaque point pour comprendre la source du problème. Après, nous avons défini les actions à mener pour chaque situation. Par exemple, elle devait rechercher des informations auprès de ses collègues, solliciter l’aide de son mari pour les soucis de mise en forme de tableaux Excel, ou encore aller faire une recherche bibliographique en bibliothèque. À l’issue de ce travail d’inventaire et d’analyse, nous avons noté que certains points de blocage étaient liés à l’évolution des procédures organisationnelles au sein de l’entreprise et que cela ne pouvait pas constituer un obstacle rédhibitoire pour la rédaction du dossier. À partir de là, elle était déjà plus rassurée ».

 Equipe VAE

Par ailleurs, il a été noté que travailler seule, isolée chez elle, constituait un point de blocage supplémentaire pour la candidate : « Elle m’a aussi dit qu’elle n’aimait pas travailler seule chez elle. Ensuite, elle a ajouté : ‘’la fois dernière, j’étais passée devant une bibliothèque et je me suis dit que je devrais y aller pour travailler’’ ». Aussi cette solution a-t-elle été retenue par les deux acteurs pour permettre à la candidate de se consacrer à la rédaction de son dossier dans un environnement approprié.

Cet ensemble de solutions, identifié à l’issue d’un entretien d’une heure et demi en webconférence, a permis de lever les blocages relevés. Cela amène à poser quelques éléments de réflexion. On peut tout d’abord noter la quasi-banalité des causes du blocage, dans la mesure où, pris isolément, ces points étaient simples à résoudre. Cependant, abordés dans leurs interrelations, ils constituaient un ensemble inextricable où interviennent différentes catégories de facteurs, rendant les solutions moins évidentes pour la candidate : « C’était un tout. Elle n’était plus capable d’écrire même sur des choses basiques. Elle aurait pu abandonner ». La candidate avait certes les solutions à chaque situation, mais il a fallu l’intervention du consultant, alors dans un rôle de catalyseur, pour les faire émerger et en délibérer.

Sans aucune prétention à l’exhaustivité, deux facteurs principaux ont pu intervenir dans la construction du sentiment de blocage chez Mme L. D’abord, le contexte professionnel difficile a placé la candidate dans une situation de désaffiliation qui a contribué à son isolement. Ce sentiment a ensuite pu être renforcé par l’atmosphère de travail en période de vacances où le rythme soutenu de travail hebdomadaire avec le consultant a été rompu. Face à la situation, la posture empathique adoptée par le consultant a permis de créer un cadre favorable à une démarche impliquant la candidate pour trouver les solutions adaptées. Les retours de cette dernière à l’issue de l’entretien sont d’ailleurs, à cet égard, évocateurs : « C’est la première fois qu’on passe autant de temps au téléphone alors que je n’ai rien produit ».

Le cas de Mme L. pose plusieurs questions dont celle de la posture du consultant face à des personnes vivant un contexte professionnel difficile, comme les plans sociaux par exemple. Quelles précautions prendre en amont, dès le moment du diagnostic ? Quels facteurs convoquer, en cours d’accompagnement, pour pallier les éventuels risques de démotivation et de décrochage ? Autant d’interrogations qui méritent d’être prises en compte et intégrées dans les démarches d’accompagnement à la VAE.           

 

Jules APENUVOR

François BRION

 

 

 

 

L’illettrisme, un handicap tabou

imageillé

Vivre sans savoir ni lire, ni écrire, ni compter, malheureusement ça existe. Ils sont même 2,5 millions de Français (7 % de la population) à pourtant être allés à l’école et à ne pas pouvoir décrypter une liste de courses, une consigne, réaliser des calculs simples, prendre des notes… La moitié d’entre eux travaillent souvent dans des emplois peu qualifiés.

L’illettrisme, ça n’est pas simplement le fait de commettre des fautes d’orthographe ou de syntaxe. C’est avant tout ne pas être autonome dans la vie de tous les jours et dans le monde professionnel faute de maîtriser les bases de l’écriture et de la lecture.

Car, malgré les progrès, ce « handicap » reste un vrai tabou. Le fait qu’il ait été déclaré grande cause nationale en 2013 a permis de faire chuter le nombre de personnes concernées : elles étaient 3,1 millions en 2004.

illétrisme

L’Etat s’est fixé pour objectif de faire reculer le phénomène de deux points d’ici à 2018. Cette année, il a débloqué 160 millions d’euros pour faire reculer l’illettrisme. Des plans d’action ont vu le jour au sein de divers conseils régionaux. Dans le cadre de la création du compte personnel de formation, les partenaires sociaux ont souhaité que les stages permettant d’acquérir le socle de base (lire, écrire, calculer, maîtriser les outils informatiques) soient éligibles de droit.

Près de la moitié des 2,5 millions d’illettrés est sans emploi. Et ils ont majoritairement plus de 45 ans. Un foyer d’exclusion durable… C’est un défi à relever car le travail change, il y a une présence plus forte de l’écrit dans les entreprises qui attendent de la part de leurs salariés plus d’autonomie et de polyvalence. Investir davantage dans les formations de base, c’est réduire le chômage de longue durée.

L’utilisation du numérique au travail laisse l’humain au cœur des organisations

emotionheader5800445537

Les nouvelles technologies favoriseraient le bien-être et la performance au travail tout en laissant l’humain au cœur des organisations.

emotionheader5800445537

La présence physique au bureau est une pratique dominante, bien que le télétravail emporte de plus en plus d’adeptes.

  • 72% des français sont convaincus que le bureau va continuer d’exister
  • Si 97% des salariés estiment travailler un minimum de temps au bureau, 61% d’entre eux y consacrent 75% de leur temps de travail

Les salariés sont plus concentrés au travail, quel que soit l’endroit où ils l’exercent, ils se disent plus attentifs et animés par un sens du résultat.

  • Pour 56% des personnes interrogées, travailler depuis chez elles comporte plusieurs atouts : moins de stress (50%), moins de fatigue et d’inconvénients liés aux transports (39% utilisent moins leur voiture), davantage de sommeil (27%)

  • Ainsi 71% des français adoptent volontiers le télétravail

Le numérique est bénéfique au bien-être au travail

Si les outils technologiques à la disposition des salariés se développent et rendent la frontière entre vie privée et professionnelle perméable, l’infographie révèle aussi que ces nouvelles possibilités accompagnent une qualité de vie au travail.

  • Pour 47 des salariés français, disposer de ces technologies constitue un argument positif
  • 44% des employés utilisent leurs propres terminaux à des fins professionnelles

L’humain demeure au cœur des organisations, le numérique ne lui prendra pas ce rôle

Malgré tout, les évolutions technologiques ne remplaceront pas les humains au travail, et cette infographie devrait renforcer la confiance des salariés dans leur avenir professionnel. La technologie ne peut se substituer aux expertises des salariés et remplacer les échanges IRL (In Real Life). L’URL n’est qu’un complément, et 60% des employés français restent persuadés de leur valeur ajoutée opérationnelle.

  • 39% des professionnels admettent communiquer en ligne avec leurs collègues et 26% d’entre eux, seulement, voient dans le numérique une contribution à leur productivité

  • En revanche, les personnes sondées sont enthousiastes concernant les perspectives que la technologie peut développer : la reconnaissance vocale à 94%, gestuelle à 89%
  • De nouvelles fonctionnalités ou usages sont évoqués : les voitures sans chauffeur par 79%, des traducteurs universels intégrés d’office pour des échanges internationaux en temps réel pour 94% ou des logiciels de correction automatique de base pour 92%
  • 53% pensent même que la forme holographique remplacera leur présence physique au bureau

Témoignage de Véronique Flavigny, Directrice Formation chez Air France

Veronique Flavigny

Veronique Flavigny

Véronique Flavigny, Directrice Formation chez Air France,
nous parle de la mise en œuvre de la démarche VAE chez Air France.

Air France est engagé dans les démarches VAE depuis 10 ans avec l’accompagnement du groupe VAE Les 2 Rives. Aujourd’hui, plus de 400 personnes ont été accompagnées avec un taux de réussite très important (98%).
Pourquoi un tel taux de réussite ? Déjà parce on a choisi un cabinet qui a fait ses preuves, VAE Les 2 Rives, et d’autre part parce qu’on privilégie la VAE complète à la VAE partielle. C’est plus facile à mettre en œuvre, du côté des écoles et de l’université, mais aussi du coté des salariés ou de l’entreprise. Autant de raisons qui expliquent le succès de la démarche, qui se conclut toujours par l’obtention du diplôme adéquat.

Au départ, nous avions lancé cette démarche dans le domaine de la maintenance industrielle, tout ce qui concernait les formations techniques, puisque ce sont des professions très réglementés avec des certificats. Cela permettait aux candidats d’être reconnus au sein de leurs professions. Pour Air France c’est une manière de montrer au candidat que nous croyons en lui. Il est accompagné et nous prenons en charge à la fois les frais d’accompagnement, mais aussi les frais de jury.
Contrairement à ce que l’on croit, beaucoup de salariés sont rentrés sans diplôme chez Air France. Ils sont rentrés par « la petite porte » en tant qu’agent et les compétences qu’ils ont acquises n’étaient visibles ni de l’extérieur, ni pour l’entreprise en interne, ni pour eux-mêmes. Nous faisons aussi des VAE individuelles, parce qu’il nous semble important que ces compétences deviennent visibles pour les salariés eux-mêmes.

Aujourd’hui, on demande même aux personnes d’une cinquantaine d’années leur diplôme, y compris au sein de la population active. C’est un principe de réalité avec lequel il faut compter en France. J’ai été touchée par des salariés dans le cadre de de VAE collective, par le sentiment de fierté et d’enthousiasme que ça leur avait apporté. Vous le savez, Air France connait des hauts et des bas en ce moment, mais les salariés avec lesquels j’ai échangé étaient très enthousiastes, surpris par eux-mêmes et remotivés. Finalement, c’est principalement bénéfique pour le moral des salariés.

Pour l’entreprise, on a décidé de rentrer dans des VAE collectives, on s’appuie sur l’expérience des salariés, on les professionnalise dans leur métier et surtout, on cherche un référentiel de diplôme qui corresponde à la fonction qu’ils occupent.
Ca nous apporte aussi en termes d’employabilité, c’est un mot important ! On ne sait jamais ce qui peut arriver dans une vie, avant on faisait tous carrière chez Air France, mais je pense que ce sera de moins en moins le cas. La VAE permet de mieux sécuriser le parcours professionnel des salariés.
Ce qui m’intéresse aussi beaucoup dans la VAE, c’est l’incitation à réfléchir sur son propre parcours. Et à se rendre compte que l’on possède un savoir-faire qui a de la valeur. Ce qui également est intéressant dans la démarche de VAE c’est justement le côté académique, il faut prendre le temps de la formalisation, de la démonstration, raisonner et argumenter autour des compétences acquises par son parcours. Aujourd’hui dans le monde de l’entreprise il faut aller vite, agir vite et le temps de l’analyse est raccourci.

Lancement d’une mission d’évaluation du dispositif de VAE

fotodo-1-Fotolia.com_347800.54

Huit ans après la publication du rapport Besson, le gouvernement lance une mission d’envergure pour l’évaluation du dispositif de VAE créé par la loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002. Cette évaluation s’inscrit dans le cadre général de la modernisation de l’action publique, et a pour finalité d’assurer la performance du dispositif et d’en accroître l’accès aux bénéficiaires visés. Elle devrait répondre à une série de questions visant notamment à apprécier l’efficacité et l’efficience du dispositif, sa cohérence en termes de fonctionnement et d’articulation avec d’autres dispositifs, ainsi que sa pertinence et son utilité pour les bénéficiaires.

Necessary agreement

La maîtrise d’œuvre est assurée par les services du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, et ceux du ministère du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, ainsi que des experts ou évaluateurs externes. En termes d’échéance, les modalités d’opérationnalisation des objectifs de l’évaluation devront être affinées dans un délai d’un mois à compter du lancement de la mission. Les premiers éléments de diagnostic sont, quant à eux, attendus dans cinq mois, et seront accessibles en ligne.

Cette évaluation, que les pouvoirs publics veulent transparente et objective, constitue une opportunité pour poser les bons diagnostics et donner ainsi un souffle nouveau au dispositif de la VAE.

Vous pouvez lire la lettre de mission du Premier Ministre en cliquant ici.