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1 candidat – 1 consultant : découvrez le binôme VAE du mois #2

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Le binôme du mois #2

Découvrez le nouveau binôme VAE du mois ! Aujourd’hui nous vous présentons Isabelle Christeaut, assistante transport et douane chez Guerlain. Isabelle est entrée dans la vie active dès ses 18 ans en débutant comme préparatrice de commande, déjà chez Guerlain. Elle a su gravir les échelons en poursuivant comme standardiste puis secrétaire. Et oui, saisir des opportunités était déjà son crédo ! En 2002, Isabelle s’est challengée en changeant de service et en découvrant le secteur du transport et de la douane. Motivée par une collègue, c’est en 2014 qu’elle s’est lancée le nouveau challenge d’obtenir son Bac Professionnel Transport grâce à la Validation des Acquis de l’Experience !

Nous vous laissons découvrir son expérience VAE et le binôme qu’elle a formé avec Chrystèle, sa consultante.

Quelles ont été vos motivations personnelles et professionnelles dans le choix de votre VAE ?

[Isabelle Christeaut] Mes premières motivations étaient personnelles. Je voulais montrer à mes parents que ça m’embêtait de ne pas avoir eu de diplôme et c’était donc une vraie revanche pour eux. Mais aussi, j’ai toujours eu une passion pour chacun de mes postes et j’ai vu cette VAE comme un beau challenge de valoriser ma passion et mes acquis. J’ai ressenti le besoin de concrétiser toutes mes années d’expériences passées.

Du côté professionnel, je ne suis pas une personne carriériste alors me dire « je fais une VAE pour évoluer professionnellement », ce n’était pas mon état d’esprit. Bien sûr, j’aime aller de l’avant et j’aime pousser les choses à leur maximum. A un certain moment de ma démarche, je me suis évidemment posée la question de l’évolution de poste. Et finalement c’est un challenge qui est devenu un réel défi pour moi. C’était comme un cri du cœur : vous voyez, à plus de 50 ans, je suis encore dans la course !

« J’avais besoin d’être épaulée »

Et dans cette aventure, qui vous a accompagné ?

[I.C.] Chrystèle Pouget ! J’ai vécu cet accompagnement comme un vrai bonheur ! Elle m’a tout de suite cernée. Elle a cerné mon caractère sur tous les points, au niveau émotionnel également. Quand je baissais les bras, elle a su trouver les mots pour me remettre dans les rails. Vous savez, j’étais en immersion pendant plus de 8 mois. Je me suis mise une pression tellement énorme que ma vie personnelle a été mise de côté. Plus je rentrais dans le mémoire, plus je me parasitais. J’étais exigeante envers moi-même. Au bout d’un moment, mon mémoire était une bible ! Il faisait 146 pages. Alors heureusement que Chrystèle était là pour me canaliser et me soutenir. J’avais besoin d’être épaulée et elle a été parfaite pour cela. Au tout début de ma démarche, je me suis demandé si l’accompagnement serait vraiment nécessaire. Et aujourd’hui je me dis : heureusement qu’il y en a eu !

 

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Les souvenirs du consultant…

« [Chrystèle Pouget] Je garde un excellent souvenir d’Isabelle ! Elle a démontré une implication et une assiduité sans faille dans son projet VAE. Lorsque j’ai rencontré Isabelle, elle avait déjà identifié son diplôme et avait mené seule la phase de recevabilité. Je l’ai donc accompagnée dans la rédaction de son dossier ainsi que pour la préparation orale. C’était un accompagnement très agréable. Il est vrai qu’en plus d’être avenante, toujours de bonne humeur et à l’écoute des conseils, Isabelle a fait preuve d’un investissement exceptionnel tout au long de sa démarche, ce qui l’a conduite à présenter un dossier d’une qualité rare, qui a bien entendu été soulignée par les membres du jury. Le niveau d’investissement est déterminant dans la réussite du projet VAE, Isabelle l’a compris immédiatement et a fourni beaucoup de travail, dès le début, parfois même trop ! La difficulté d’Isabelle était justement de canaliser le niveau d’informations. Perfectionniste et soucieuse du détail, elle voulait tout dire, ne rien laisser au hasard. Mon rôle était alors de l’amener à sélectionner les informations les plus importantes au regard du diplôme pour parvenir à synthétiser davantage. Le dossier faisait tout de même plus de 140 pages, une jolie « bible » !! mais je crois qu’il aurait pu en faire 200 🙂 »

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Qu’est-ce que l’obtention de votre diplôme vous a apporté ?

[I.C.] Aujourd’hui, j’ai plus confiance en moi. La validation des acquis de l’experience a renforcé mes compétences ! J’ai vraiment creusé chaque aspect de mon métier et ça m’a complètement valorisé. Aussi, l’obtention de mon diplôme a apporté de la fierté à mes enfants et à mes parents, qui était l’un de mes objectifs ! Je ressentais le besoin de le faire et je suis super contente d’avoir relevé ce challenge.

J’ai également eu un apport formidable lors du jury final car j’ai eu les félicitations des professionnels. Ils ont valorisé mon travail et pour moi, ça a été une belle récompense !

Après toute cette démarche, j’ai ressenti un manque. Alors aujourd’hui je me rends compte que j’ai tendance à aller plus loin dans les missions que mon responsable me donne (je suis restée dans l’état d’esprit de la VAE).

« C’était comme un cri du cœur : vous voyez, à plus de 50 ans, je suis encore dans la course ! »

Si vous deviez résumer la VAE en 1 mot, quel serait-il ?

[I.C.] Aventure. Et une belle aventure.

Si vous deviez donner un conseil aux candidats débutant dans leur VAE, quel serait-il ?

[I.C.] Ne vous dispersez pas ! Il ne faut pas trop rentrer dans les détails, trouvez un juste milieu. Entraînez-vous également à synthétiser.
Je pense aussi que l’honnêteté est indispensable dans votre dossier de validation des acquis de l’experience. N’inventez pas des compétences que vous ne maîtrisez pas, vous risquez de vous piéger vous-même lors du jury final.

Conseil pour le jury : savoir montrer la passion de son métier. Soyez sincère, démontrez que vous connaissez ce que vous exposez. Soyez à l’aise avec les questions du jury car vous maitrisez ce que vous dites, c’est votre métier et ayez confiance en cela

Je vais terminer par un dernier conseil concernant l’accompagnement. J’ai vécu une belle aventure avec Chrystèle parce qu’il y avait une réelle confiance qui s’est installée entre nous. Mon conseil est donc de tout faire pour que votre binôme soit complice. Prenez tous les conseils, même si parfois certaines choses ne sont pas faciles à entendre, votre consultant est là uniquement pour vous pousser vers le haut ! Profitez de votre accompagnement !

 

Retrouvez dès le mois prochain un autre binôme VAE consultant-candidat ! 🙂

De la controversée « Loi Travail »…à un renforcement de la VAE !

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De la controversée « Loi Travail » … à un renforcement de la VAE

 

 « Visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actif-ve-s », la « Loi Travail » n’est certainement plus à présenter. Cela fait, en effet, quelques quatre mois [1] qu’elle monopolise vivement l’actualité, suscite des débats houleux et passionnés, divise des Français et des syndicats. Actuellement en discussion au Sénat, elle aura un impact notable sur la validation des acquis de l’expérience et ses acteurs. Qu’en est-il concrètement en termes de VAE à l’heure où le Sénat l’examine article par article ? Conscients que le texte de loi pourrait encore évoluer, nous vous proposons de décrire – dans les grandes lignes – les changements possibles et notables en nous fondant sur le projet de loi et le rapport fait au nom de la Commission des Affaires Sociales du Sénat.

L’ambition de la « Loi Travail » pour la VAE …

Dans « un monde où les actifs seront de plus en plus amenés à changer d’emploi au cours de leur carrière », le projet de loi reconnait la VAE comme « un moyen pour les travailleurs de faire reconnaître leurs compétences et leurs aptitudes et qui est de nature à favoriser les transitions professionnelles dans un monde » [2]. Le constat est alors dressé que  « les dispositions législatives actuelles manquent […] encore de cohérence et de clarté tant dans la nature des expériences à prendre en compte que dans le contenu des étapes du processus et sa mise en œuvre » [3]. Cette situation participe à la complexification du processus qu’il convient de clarifier, d’assouplir. La « Loi Travail » poursuit alors plusieurs objectifs : « la fluidité du processus, son adaptation aux réalités du marché de l’emploi et aux enjeux de mobilité professionnelle à moyen terme ainsi que la nécessité d’éviter toute interprétation non conforme à l’esprit des textes législatifs […] » [4]. Consacrant son article 34 à la VAE, elle ambitionne de la réformer afin de relancer son développement et d’en faciliter l’accès.  

Les principaux points susceptibles d’évoluer

  • La durée d’activité

Ce qui pourrait changer : La « Loi Travail » ramène la durée d’activité (continue ou non) requise – pour qu’une demande de validation soit recevable – de 3 ans à 1 an dans le but de permettre à des personnes peu ou pas qualifiées de bénéficier de la VAE. Il est alors considéré que cette durée « en rapport avec la certification visée ne représente pas une condition systématique de réussite d’un parcours VAE, notamment pour des certifications de premier niveau » [5]. Cependant, au Sénat, l’amendement 30 – qui a été adopté – ajoute une condition à cette disposition comme suit : l’activité doit avoir été exercée en continu ; c’est-à-dire sans interruption. Au-delà, la « Loi Travail » prévoit la prise en compte – dans la durée d’activité – des « périodes de formation initiale ou continue en milieu professionnel » [6] ; ces périodes étant obligatoires pour le CAP (Certificat d’Aptitude Professionnelle) et le baccalauréat professionnel par exemple. Cette disposition, autrefois réservée aux personnes n’ayant pas atteint le niveau V (BEP : Brevet d’Etude Professionnelle, CAP)[7], serait désormais applicable à tous les candidats VAE.

Notre avis : La réduction de la durée d’activité aurait sa pertinence mais ne serait pas sans effets pervers. Par exemple, elle pourrait impliquer la dévalorisation des certifications obtenues auprès des employeurs ; du côté des certificateurs, certains (notamment les universités et écoles) pourraient décrier le dispositif de la validation des acquis de l’expérience arguant également de la dévalorisation des diplômes qu’ils délivrent. Au-delà, il y a tous ces acteurs – doutant encore de la VAE ou n’y adhérant malheureusement toujours pas – qui auraient un nouvel argument pour l’attaquer comme ils le font déjà et plutôt à tort. Un autre effet pervers : le taux de validations partielles et nulles pourrait augmenter. Deux raisons plausibles. Premièrement, la loi devrait augmenter le recours à la VAE. D’où un marché qui – dans la continuité de la loi du 5 Mars 2014 – attirerait certainement de nouveaux accompagnateurs inexpérimentés voulant profiter de son potentiel. Deuxièmement, la réduction de la durée d’activité en rapport avec la certification visée si bien sûr cette durée représente une condition systématique de réussite d’un parcours VAE (notamment pour des certifications de premier niveau). Les accompagnateurs devraient donc intégrer ce risque – alors plus important – de validations partielles ou nulles ; l’objectif étant de le neutraliser sinon le minimiser. Des diagnostics plus poussés seraient plus que nécessaires ; une offre de formation adéquate et complétant son expérience pourrait être proposée au candidat dans cette optique. Toutefois, nous devrions être très vigilants et dénoncer toute commercialisation abusive de formations. En effet, si la formation permet d’entrer dans une logique de parcours qui nous semble très bien, des acteurs pourraient être tentés de commercialiser des heures de formation qui ne s’imposent pas et ont pourtant leurs coûts.

  • La reconnaissance de parties de certification constituant un bloc de compétences

Ce qui pourrait changer : selon le dispositif en vigueur, les parties de certification obtenues – issues alors d’une validation partielle – sont acquises pour 5 ans à compter de la notification de la décision du jury. Dans le cadre de la « Loi Travail », ces parties sont définitivement acquises ! Il y aurait donc reconnaissance et validation de blocs de compétences décrits comme « des éléments identifiés d’une certification professionnelle s’entendant comme un ensemble homogène et cohérent de compétences » [8]. La VAE serait donc composée de « modules » Ce qui permettrait à un candidat d’avancer « module » par « module », au rythme de la singularité de ses réalités, sans la pression du temps. Les certificateurs devront, dans un tel cas de figure, adapter leurs règlements (certifications du monde économique) ou textes réglementaires (ministères certificateurs). Au-delà de ces impacts juridiques, la « Loi Travail » aurait des impacts administratifs pour les organismes certificateurs ; ces derniers devant « faire évoluer progressivement leur base de données à la fois pour assurer le suivi des parcours prévu par la loi du 5 mars 2014 et intégrer le dynamisme des parcours non plus lié à une seule certification mais aux diverses possibilités de validations partielles, passerelles entre certification et diversité des modalités d’accès à la certification » [9].

Notre avis : Les certificateurs vont devoir, dans un premier temps, adapter leurs référentiels en termes de blocs de compétences. A ce sujet, la tentation d’une division des diplômes en de nombreux blocs sera forte. En effet, c’est là l’occasion de bénéficier d’une offre de formation courte « CPFisable ». La CNCP (Commission Nationale de la Certification Professionnelle), ainsi que les OPCA (Organisme Paritaire Collecteur Agréé) et OPACIF (Organisme Paritaire Agréé au titre du Congé Individuel de Formation) devront être les gardiens du temple à ce niveau. Cependant, qui peut dire quel est le bon nombre de blocs de compétences cibles pour chaque diplôme ? La réflexion sur ce sujet devrait suivre la seule logique pédagogique qui doit fournir une organisation lisible, modulaire et cohérente des diplômes.

  • L’entretien professionnel

Ce qui pourrait changer : Avec la « Loi Travail », l’employeur serait obligé d’informer le salarié sur la VAE à l’occasion de son entretien professionnel. Cette disposition a toutefois été supprimée au niveau du Sénat à travers l’amendement n°369 qui a été adopté. Au Sénat, une telle obligation « est apparue comme une lourdeur inutile ».

Notre avis : nous regrettons cette suppression. L’obligation aurait contribué à la promotion du dispositif de la validation des acquis de l’expérience qui reste assez méconnu dans de trop nombreuses entreprises.

  • Le congé de VAE

Ce qui pourrait changer : Afin de faire valider les acquis de son expérience, le salarié dispose d’un droit à un congé spécifique. La « Loi Travail » supprimerait les conditions d’ancienneté pour les salariés titulaires d’un CDD. Elle leur donnerait donc les mêmes droits qu’un salarié en CDI. Au niveau de l’Assemblée Nationale, cette disposition a été complétée à travers un allongement de la durée du congé de VAE qui – selon le dispositif en vigueur – ne peut excéder 24 heures par validation. Cet allongement s’inscrirait dans le cadre d’une convention ou d’un accord collectif et ce, en faveur des salariés qui n’ont pas atteint un niveau IV de qualification ou encore dont l’emploi est menacé par les évolutions économiques ou technologiques. Il a été approuvé au niveau du Sénat.

Notre avis : avec la suppression des conditions d’ancienneté qui devrait hausser de façon considérable le recours à la VAE, la « Loi Travail » est porteuse d’une certaine justice sociale. Dans le cadre de leurs congés de VAE, les salariés en CDD et en CDI pourraient jouir des mêmes droits et être soumis aux mêmes conditions de rémunération ; laquelle serait « alors égale au salaire qu’aurait perçu le salarié s’il était resté à son poste de travail et est versée par l’employeur qui doit ensuite être remboursé par l’OPCA » [10].

La « Loi Travail », entre impacts probables et regrets

La « Loi Travail » devrait impacter de façon significative les acteurs du monde de la VAE. « Les accompagnateurs devront renforcer leurs activités d’ingénierie des certifications, proposer des diagnostics approfondis ; ces derniers devant particulièrement s’inscrire dans une logique d’aide à la construction de parcours. Cette loi sous-entend donc un nouveau défi pour le monde de l’accompagnement. Avec plus d’une décennie d’expertise, VAE Les 2 Rives en est conscient ; sa mission étant d’accompagner chaque candidat vers un nouveau départ fondé sur sa singularité, ses attentes » ; souligne David Rivoire. Cette loi devrait aussi renforcer, donner un souffle nouveau à la VAE. « Le nombre de certifications délivrées chaque année stagne en effet depuis de nombreuses années autour de 30 000, très en-deçà du besoin potentiel de reconnaissance des compétences acquises » [11].

Toutefois, au-delà de la suppression de l’obligation d’informer le salarié sur la validation des acquis de l’expérience à l’occasion de son entretien professionnel, s’il y a bien un regret à surligner, c’est sans doute l’absence d’une disposition permettant le financement de la phase de choix du diplôme et d’obtention de la recevabilité ; cette dernière n’étant pas reconnue comme une prestation éligible au financement de la formation professionnelle et devant pourtant être inscrite dans « une véritable logique d’accompagnement » : « hormis l’information qui lui est apportée, l’accompagnement offre au candidat l’opportunité d’une vision claire et réaliste sur son projet, avec le ciblage du diplôme et du certificateur adéquats, ainsi que l’évaluation de ses chances de réussite, rendant le projet plus concret. Sa motivation et sa disponibilité sont également évaluées » [12]. Pourtant, de trop nombreux candidats – parmi ceux s’informant sur la VAE – abandonnent encore durant cette phase du fait particulièrement d’un manque de prise en charge. Voilà donc un sujet qui mérite toute l’attention du législateur s’il veut bien sûr favoriser le recours à la VAE, baisser de façon considérable les abandons lors de cette première phase, et permettre à de très nombreuses personnes de transformer leurs expériences en un diplôme.

En attendant la suite …

Au Sénat, les débats relatifs à la « Loi Travail » ont été ouverts ce 13 juin et ce pour deux semaines. Le projet de loi devrait revenir à l’Assemblée Nationale en juillet. Le Gouvernement, quant à lui, devrait encore avoir recours à l’article 49-3. A suivre donc !

Abdoul Karim KOMI
Responsable R&D
VAE Les 2 Rives

Projet de loi http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/projets/pl3600.pdf

Rapport fait au nom de la Commission des Affaires Sociales http://www.senat.fr/rap/l15-661-1/l15-661-11.pdf

 

[1] L’avant-projet de loi a été présenté le 17 Février 

[2] Rapport fait au nom de la Commission des Affaires Sociales (p.402)

[3] Projet de loi (p.277)

[4] Projet de Loi (p.278)

[5] Projet de Loi (p.278)

[6] « Les périodes de formation en milieu professionnel (…) correspondent à des périodes temporaires de mise en situation en milieu professionnel au cours desquelles l’élève (…) acquiert des compétences professionnelles et met en œuvre les acquis de sa formation en vue de l’obtention d’un diplôme ou d’une certification et de favoriser son insertion professionnelle. Le stagiaire se voit confier une ou des missions conformes au projet pédagogique défini par son établissement d’enseignement et approuvées par l’organisme d’accueil. » (Article L. 124-1 du code de l’éducation).

[7] Pour connaître les niveaux de formation selon l’INSEE : http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/niveaux-formation.htm

[8] https://www.defi-metiers.fr/breves/le-copanef-definit-la-notion-de-bloc-de-competences

[9] Projet de Loi (p.279)

[10] Rapport fait au nom de la Commission des Affaires Sociales (p.400).

[11] Projet de loi (p.279)

[12] http://leblogdelavae.com/quel-perimetre-pour-laccompagnement-vae/

Doctorat et VAE, ce qu’on en pense !

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Le doctorat par la VAE ? Ce n’est certainement pas nouveau et nous n’allons pas ajouter de la polémique à la polémique. Nous pouvons tout à fait comprendre que des détracteurs du dispositif de la validation des acquis de l’expérience hurlent au scandale même s’ils le font à tort. Toutefois, il convient d’apporter les précisions qui s’imposent.

Aucune loi ne prévoit de brader un quelconque diplôme 

 

Ni le CAP, ni le BAC et encore moins le doctorat. La loi a juste donné un droit : celui de présenter un parcours, une expérience, un travail devant un jury paritaire, légitime et souverain. D’ailleurs, chez VAE Les 2 Rives, de notre expérience d’accompagnateur de plus de 4500 VAE, nous avons déjà vu des professionnels s’incliner – en jury – face à des professeurs mais pas le contraire. De fait, le jury garde la maîtrise de l’attribution du diplôme et les professeurs veillent à sa qualité académique qui est chaque fois sauve. Cette même expérience fait que nous avons intégré dans notre accompagnement l’impératif de ne présenter devant un jury que des candidats ayant les prérequis universitaires exigés. Malgré ces prérequis, nous sommes tout à fait conscients que le jury VAE reste le seul souverain et que le doctorat – comme tous les autres diplômes – doit satisfaire des exigences académiques. C’est, en effet, à la validation des acquis de l’expérience de satisfaire de telles exigences tout à fait justifiées ! 

 

Abdoul Karim KOMI, responsable R&D

Vincent Causse, consultant accompagnateur VAE

Ils nous parlent de leur VAE ! – Eric Salvy

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eric salvy

 

Avec un bac littéraire en poche et une formation musicale, Eric Salvy a obtenu, par la VAE et grâce à son expérience professionnelle, une licence professionnelle Santé et Visite Médicale. Un diplôme qui est arrivé à point nommé !

 

Comment avez-vous connu la Validation des Acquis de l’Expérience ?

J’ai d’abord fait des recherches personnelles il y a 5 ans. C’était pour moi une première approche. Je me suis ensuite renseigné au sein de mon entreprise, Boehringer Ingelheim. Le service formation interne à l’entreprise m’a expliqué le fonctionnement d’une validation des acquis de l’expérience (VAE) et j’ai vu ici une belle opportunité !

 

Quel diplôme avez-vous passé en VAE ?

J’ai passé la licence professionnelle Santé et Visite Médicale. Cette licence aborde tous les aspects de la médecine au sens large : autant du point de vue de la promotion que des statuts réglementaires des médicaments etc.

 

Aviez-vous des diplômes avant de passer votre VAE ?

Oui j’ai eu un Bac Littéraire, option mathématiques. En parallèle, j’ai été au conservatoire de musique de Toulouse où j’ai été diplômé (flûte traversière)

Mais j’ai toujours eu les pieds sur terre et je ne m’attendais pas à vivre de la musique. Je me suis donc orienté vers les activités commerciales. J’ai été admis à une formation de visiteur médical sur Bordeaux qui s’est passé sur 1 an. Pour la petite anecdote, le jour de l’examen j’ai été embauché par les Laboratoires Servier. J’ai préféré privilégier cet emploi et j’ai passé mon diplôme un an plus tard en candidat libre.

 

 « Ma VAE a enclenché de nouvelles choses dans ma vie »

 

Et votre VAE vous a servi pour votre reconversion professionnelle ?

Oui ! En 1997 je suis arrivé chez Boehringer. Mais en 2013-2014, la crise a frappé de plein fouet notre entreprise. Heureusement pour moi, j’étais justement en train de passer ma VAE. J’ai donc profité du plan PSE mis en place par la boîte pour me lancer dans une reconversion professionnelle. J’ai suivi une formation pour obtenir un diplôme de niveau 1 de Dirigeant d’Economie Medico-Social. Ma formation s’est concrétisée par un stage et j’ai obtenu mon diplôme en 2015. Et finalement, après une phase de recherche, ma reconversion a pris forme car j’ai été embauché le 1er mars dernier pour un CDD de directeur d’une structure de services de soin infirmier, d’aide à la personne et d’accueil de jour.

 

Une VAE ne peut se faire sans une bonne motivation ! Quelle a été la vôtre ?

En fait, je n’ai pas choisi de faire une validation des acquis de l’expérience dans l’objectif d’une reconversion professionnelle. Pour moi, obtenir un diplôme grâce à la VAE c’était mettre à profit toutes ces années d’expériences. C’est pour moi une satisfaction personnelle d’avoir entrepris cette démarche. Et dans un second temps, suite aux évolutions de mon entreprise, bien entendu la VAE a été un catalyseur pour ma reconversion professionnelle.

 

Et dans cette belle aventure, qui vous a accompagné ?

Chrystèle Pouget pour VAE Les 2 Rives. J’ai aussi été suivi par une accompagnatrice de l’université de Dijon. Grâce à ce double accompagnement, j’ai pu être aidé autant sur la forme que sur le fond de mon dossier VAE. Chrystèle était très professionnelle, très agréable. Le point le plus positif dans l’accompagnement est que c’est rassurant et ça nous apporte une grande méthodologie, vraiment nécessaire quand on doit faire le tri dans toute une vie pour la retranscrire à l’écrit. Les rendez-vous réguliers m’ont permis aussi de me donner des objectifs et l’aspect de coaching intensifiait ma motivation. Evidemment, cette forme de tutorat m’a permis d’être plus à l’aise dans ma démarche.  

 

« Les 2 Rives nous apporte un bon rétroviseur pour regarder en arrière »

Aujourd’hui, qu’est-ce que l’obtention de votre diplôme vous a apporté ?

C’est comme si ma VAE avait enclenché de nouvelles choses dans ma vie. J’ai l’impression d’être mieux reconnu, mieux valorisé. Et puis il y a eu cet effet de boule de neige : l’essai a été transformé, comme on dirait dans le Sud-Ouest, avec l’obtention de mon niveau 1 ! C’est également la satisfaction d’avoir atteint un but et d’avoir pu rattraper mes études passées. En quelque sorte, ça a été l’occasion pour moi de terminer quelque chose. Ma nature me pousse toujours à vouloir remporter des challenges et la VAE en a été un. Cette obtention m’a également permis de ne pas laisser quelque chose d’inachevé et d’évoluer au niveau professionnel.

 

Si vous deviez résumer la validation des acquis de l’expérience en 1 mot, quel serait-il ?

Passionnant !

 

Avez-vous un conseil à donner aux candidats qui débutent leur VAE ?

Ne pas tomber dans le désarroi ! On se dit que c’est un gros travail. Mais le plus gros travail c’est de réaliser qu’on sait les choses et qu’il faut simplement les mettre à l’écrit. La validation des acquis de l’expérience nous permet aussi de prendre conscience qu’on a des acquis. Le soutien des 2 Rives nous aide à avoir plus facilement cette prise de conscience. Il faut également savoir prendre du recul sur soi. Mais il ne faut pas s’inquiéter car Les 2 Rives nous apporte un bon rétroviseur pour regarder en arrière ! La VAE est une belle réalisation. Faire connaître votre potentiel acquis : ce sera votre plus forte motivation.

 

1 candidat – 1 consultant : découvrez le binôme VAE du mois #1

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Une VAE, ça marche mieux à 2, c’est pour cela que chaque mois, nous vous présenterons un binôme que forme un candidat avec son consultant VAE ! Vous verrez que l’apport va bien au delà du conseil et que c’est cette relation à 2 qui démultiplie l’impact de la validation des acquis de l’expérience !

Pour notre premier binôme du mois, nous vous présentons Eric Dufour, responsable de formation à la Mutuelle d’Assurance des Professionnels de la Santé (MACSF). Titulaire d’un Baccalauréat comptabilité, Eric a suivi des études de droit pour finalement se réorienter dans le secteur des assurances. Après avoir consolidé ses compétences dans le service Assurance de la MACSF pendant 5 ans, Eric a enclenché un tournant dans sa carrière en intégrant le département formation et en devenant animateur de formation. C’est en 2013 qu’Eric s’est lancé dans une VAE avec Les 2 Rives pour obtenir une Licence Professionnelle de Formateur ! 

Nous vous laissons découvrir son expérience VAE et le binôme complémentaire qu’il a formé avec François, son consultant. 

Pouvez-vous nous décrire vos motivations personnelles et professionnelles dans le choix de votre VAE ?

[Eric Dufour] D’un point de vue personnel , prendre de la hauteur sur mes échecs et mes réussites ! Cette VAE a été pour moi un point étape. Je me suis remis en question et je me suis enfin occupé de moi. Et ça c’est génial. Jusqu’à présent mon métier fait que je m’occupe des autres, je les forme, et pour une fois s’occuper de soi, ça fait du bien !

Quant à mes motivations professionnelles, je n’en ai pas réellement eues. C’était vraiment une volonté personnelle parce que mon poste n’était pas remis en question, j’étais et je suis très bien intégré dans ma boîte. Peut-être y avait-il l’envie de dire « moi aussi j’ai un diplôme » ? Concernant mon évolution professionnelle depuis, certes le diplôme a pesé dans la balance, mais ce n’était pas mon objectif premier en faisant ma validation des acquis de l’experience.

Et dans cette aventure, qui vous a accompagné ?

[E.D.] François Brion ! J’ai vécu cet accompagnement formidablement bien. J’ai découvert en François un allié et une personne avec qui je pouvais échanger librement. Au-delà d’une démarche scolaire, notre relation était basée sur le partage. On se partageait des bouquins, des citations…et notre avis évidemment ! J’ai des facilités dans l’écriture, cela n’était donc pas un point sur lequel je devais beaucoup travailler. Cependant avec François on jouait sur la stratégie des mots, et cela a valorisé mon dossier. Il y a eu une exigence au niveau intellectuel qui s’est mise en place. François m’a toujours tiré vers le haut, il m’en demandait plus car il savait que je pouvais me projeter. Ce n’est pas évident de voir ce qu’il y a eu de bien et moins bien dans sa vie, l’accompagnement grâce à VAE Les 2 Rives a été utile pour se rendre compte de cela. 

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Les souvenirs du consultant…

« [François Brion] Les souvenirs que je garde de cet accompagnement sont à la fois très présents et marqués par la richesse de nos échanges. Les enjeux de la VAE d’Eric se situaient à deux niveaux : démontrer qu’il était passé de fonctions opérationnelles à un rôle de formateur et démontrer ses capacités à transférer ses acquis de formateurs à un autre environnement professionnel. Tâche d’autant plus ardue qu’Eric a effectué l’intégralité de son parcours professionnel dans le même environnement. Les clés de la réussite de sa VAE ont été, au delà de son assiduité et de la régularité de son travail, une véritable prise de recul enrichie par de nombreuses lectures, une réelle ouverture d’esprit  l’amenant à intégrer les « remises à plat » de sa pratique,  que peut provoquer cette prise de recul. »

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Qu’est-ce que l’obtention de votre diplôme vous a apporté ?

[E.D.] La concrétisation d’une évolution professionnelle. Une synthèse, un instant T. Je suis reconnu dans mon métier. La VAE permet de se conforter dans nos compétences. Le diplôme vient en conclusion logique de ce qui a été réalisé jusqu’à présent. C’est un parcours professionnel sanctionné par l’obtention d’un diplôme.

Aujourd’hui, j’ai évolué professionnellement, je suis passé sur un volet abordant plus de management. Mais je n’en ai pas fini avec les diplômes…il y aura une suite ! En effet, d’ici 2017-2018, je compte passer un Master par le biais de la VAE. Prévenez François qu’il me reverra bientôt !

Si vous deviez résumer la VAE en 1 mot, quel serait-il ?

[E.D.] Je vais tricher, j’en ai deux. Le premier c’est « s’élever » et le deuxième « auto-évaluation ». C’est vrai que la VAE a permis de s’occuper de soi et de prendre de la hauteur sur ce que l’on a fait et ce que l’on sait faire. On se pose intellectuellement et on réfléchit sur son parcours. On s’auto-évalue.

Si vous deviez donner un conseil aux candidats débutant dans leur VAE, quel serait-il ?

[E.D.] De bosser régulièrement. Si vous savez que vous voulez faire une validation des acquis de l’experience, commencez à consigner tout ce que vous faites ! Comme le petit poucet qui laisse ses petits cailloux derrière lui, recensez dans un cahier toutes vos compétences, objectifs, réalisations. Prenez simplement 5 à 10 minutes par semaine pour faire le point sur les jours passés et notez ce que vous avez fait. Il faut dès le début savoir s’organiser. Mais surtout, quand vous vous lancez dans cette démarche, n’oubliez pas que c’est un plaisir avant tout !

 

Retrouvez dès le mois prochain un autre binôme VAE candidat-consultant ! 😉

La VAE est une solution contre le chômage ! par David Rivoire

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La VAE est une réponse au chômage ! Profitons-en !

D’aucuns disent que l’on a tout essayé contre le chômage. D’autres proposent des solutions qui représentent pour les entreprises ou pour l’état un coût supplémentaire. Il existe pourtant un dispositif au potentiel sous-évalué et sous-exploité,  et qui présente l’énorme avantage d’être déjà financé : la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE).

Celle-ci permet de  transformer l’expérience acquise au cours de sa carrière en diplôme. Issue de la loi de modernisation sociale de 2002, la VAE a été pendant 14 ans marginalisée dans l’univers bien vaste de la formation. Mais la loi de mars 2014 qui cherchait à rendre les compétences davantage reconnues et valorisées dans le parcours professionnel, l’a mis sous les projecteurs. L’expérience positive d’une entreprise sociale comme VAE Les 2 Rives qui, depuis 10 ans a accompagné plus de 4500 personnes dans la mise en œuvre de leur VAE, montre que l’impact du dispositif peut aller bien au-delà de la sécurisation d’un parcours professionnel. Elle peut être une solution pour le chômage d’aujourd’hui et peut prévenir le chômage de demain.

La VAE comme levier vers l’emploi

La VAE peut être un levier formidable pour trouver un emploi puisqu’elle apporte une réponse concrète à 2 freins réels au retour à l’emploi, deux constats largement partagés par les partenaires sociaux.  Le premier tient à une maladie bien française, celle de la diplômite qui pousse les recruteurs à ne pas regarder un CV s’il n’a pas le bon diplôme. 40% des actifs sont aujourd’hui autodidactes en France et, malgré l’excellence de leur parcours, voient leurs compétences et leurs expériences non reconnues car non sanctionnées par un diplôme. La VAE peut permettre d’obtenir la fameuse ligne qui manque leur son CV pour être lu.

Le second tient au fait que les demandeurs d’emploi éprouvent parfois les pires difficultés à valoriser leur parcours. Or faire une VAE, c’est littéralement faire le bilan approfondi de son parcours professionnel pour identifier toutes les compétences acquises, tous les savoir-faire tirés de la moindre expérience et apprendre à les mettre en avant. Elle est en ce sens la meilleure des préparations à un entretien.

La solution de la VAE devrait être aujourd’hui largement répandue, facile d’accès, immédiatement mobilisable, pour permettre à tout un chacun de retrouver plus facilement un emploi. Or les demandeurs d’emploi ne parviennent pas encore avec leurs conseillers Pôle Emploi à faire financer leur accompagnement VAE sur leur CPF. Et pourtant la loi de mars 2014 leur accorde ce droit !

La VAE pour accompagner les mutations du travail

Avec l’automatisation, la digitalisation et la robotisation, certains métiers sont appelés à muter, voire à disparaitre. Dans certains cas, la VAE peut être une réponse efficace pour l’entreprise comme pour le salarié en associant à de la formation une VAE pour obtenir un diplôme et donc de la lisibilité sur les compétences acquises. Nous appelons ça un parcours diplômant. Notre entreprise a ainsi proposé à un grand groupe de distribution un parcours comprenant 120 heures de formation et une VAE à des hôte(sses) de caisse pour obtenir un BAC Pro  ARCU (Accueil Relation Client et Usager). La VAE renforce leur employabilité en interne, comme en externe tout en leur donnant une reconnaissance officielle et institutionnelle. La formation, rendue plus attractive par la VAE, permettra à ces salariés de s’adapter à l’évolution de leur métier qui comportera plus de relation et de conseil client. Enfin ce parcours comprend une solution de financement intégrée : le CPF pour la VAE, la période de professionnalisation pour la formation.

Nous pensons qu’à l’heure du CPF, cette hybridation est l’avenir de la VAE comme elle est aussi un avenir pour la formation.

La France possède avec la VAE un outil efficace pour mener son combat pour l’emploi. Nous demandons simplement que la loi de mars 2014 soit respectée et appliquée pour que les demandeurs d’emploi puissent mobiliser leur CPF et bénéficier comme n’importe quel salarié d’un accompagnement VAE suffisant. A l’heure où les partenaires sociaux éprouvent les pires difficultés à concilier flexibilité et sécurité, la VAE constitue l’une des réponses à cet enjeu majeur pour les salariés comme pour leurs employeurs. Une réponse efficace, peu coûteuse et immédiatement généralisable. Alors n’attendons pas !

 

David Rivoire, PDG de VAE Les 2 Rives

VAE Les 2 Rives cherche actionnaires solidaires !

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Devenez aujourd’hui actionnaire solidaire de VAE Les 2 Rives sur 1001Pact !

 

Quand la VAE est une solution pour l’emploi !

 

Découvrez VAE Les 2 Rives, structure favorisant l’insertion professionnelle des personnes éloignées de l’emploi.

La Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) est une mesure qui permet à toute personne, quel que soient son âge, son niveau d’études ou son statut, de faire valider les acquis de son expérience pour obtenir une certification professionnelle (diplôme). VAE Les 2 Rives accompagne notamment les personnes éloignées de l’emploi ou occupant des métiers menacés afin de favoriser leur employabilité.

Créée en 2005, la société VAE Les 2 Rives est aujourd’hui le principal acteur indépendant du marché français du conseil en VAE et en solutions diplômantes, avec un chiffre d’affaires supérieur à 1 M€.

 

 

 

Découvrez le projet et devenez investisseur solidaire en cliquant ici ! 

NOS CHIFFRES CLÉS

10 ans d’expertise.

4 500 personnes accompagnées en VAE depuis la création de l’entreprise ; 4 100 personnes supplémentaires d’ici 2018 (dont 900 demandeurs d’emploi).

Déjà 7 parcours diplômants pour accompagner l’évolution des métiers en mutation.

Plus de 95% de réussite pour les candidats.

Plus de 100 entreprises clientes.

Une forte croisssance : prévisionnel 2017 déjà dépassé !

1001PACT : Qu’est-ce que c’est ? 

[1001pact.com, est l’unique plateforme d’investissement participatif dédiée à l’entrepreneuriat social. Tous les particuliers et business angels peuvent devenir actionnaires solidaires et parties prenantes de cette belle  aventure entrepreneuriale.  Agréée CIP (Conseiller en Investissement Participatif) par l’Autorité des Marchés Financiers, 1001pact.com propose une alternative aux placements traditionnels.]

Contact VAE Les 2 Rives
Renaud Seligmann
rseligmann@les2rives.fr
01 43 43 45 10 / 06 77 12 20 84
@VAELes2Rives
Contact 1001PACT
Eva Sadoun
eva.sadoun@1001pact.com
06 22 86 17 53
@1001pact

 

Validation des Acquis de l’Expérience : état des lieux et perspectives

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L’entreprise VAE Les 2 Rives et le laboratoire C3S (Culture, Sport, Santé, Société) de l’université de Franche-Comté (Besançon) ont organisé les 17 et 18 mars 2016 un grand colloque sur le thème : « La Validation des Acquis de l’Expérience : état des lieux et perspectives ».

 

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Il avait quatre objectifs :

  • Rapprocher enfin le monde de la recherche et le monde des praticiens de la VAE ! C’était une première qu’un tel événement soit organisé conjointement par une entreprise privée et un laboratoire public de recherche ! Notre entreprise et le laboratoire C3S ont partagé le constat que ces deux mondes étaient encore trop cloisonnés. Cette collaboration était naturelle : VAE Les 2 Rives a depuis 2014 un département R&D et le laboratoire a le souci constant de se connecter avec le terrain
  • Réunir l’écosystème de la VAE pour partager un diagnostic et ouvrir tous ensemble des perspectives : accompagnateurs, OPCA, responsables ministériels et surtout candidats et certificateurs !
  • Faire un état des lieux complet en s’appuyant sur différents points de vue !
  • Avoir un regard prospectif sur la VAE en France et sur d’autres territoires !

Vous pouvez retrouver l’ensemble du programme et des intervenants du colloque : Ici

Les travaux réalisés donneront lieu à la publication d’un ouvrage collectif courant 2016.

Quel bilan tirer de la VAE aujourd’hui ?

  • Le dispositif est encore largement sous exploité : le nombre de candidats diplômés plafonne autour de 25 000 depuis près de 10 ans. Mais les premiers mois de 2016 montrent les signes d’une croissance
  • «La VAE est entrée dans l’âge adulte et doit donc changer d’échelle» : selon Jean-Marc Huart, chef du Service de l’instruction publique et de l’action pédagogique au sein de la DGESCO (Direction générale de l’enseignement scolaire). La loi du 5 mars 2014 l’a en effet clairement mis sur le devant de la scène ! Cette loi ajoute encore une obligation de poids pour les managers qui devront désormais aborder le dispositif VAE dans les entretiens professionnels, obligatoires tous les deux ans
  • La VAE n’est pas encore assez accessible à ceux qui en ont le plus besoin : les demandeurs d’emploi pour qui la VAE a un énorme impact sont largement sous représentés (moins de 10%)
  • Le privé est devenu un acteur important du marché de la VAE. Avec la loi, de très nombreux acteurs se sont lancés formant un marché très atomisé. Se pose la question de sa place par rapport aux acteurs publics, et du suivi de la qualité des prestations

Un peu de prospective : les évolutions de la VAE

Il faut passer d’une logique de VAE à une logique de parcours ! Comment ?

Par l’hybridation de la formation et de la VAE ! Elle peut être un formidable outil de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences pour des entreprises qui sont notamment sur des métiers en tension et en mutation. L’idée est de combiner formations courtes pour que le candidat acquiert de nouvelles compétences et de la VAE pour valoriser son expérience professionnelle par un diplôme ou une certification qui labellise l’ensemble des compétences du candidat.

Voir : Les parcours diplômants

Un exemple : VAE Les 2 Rives a mis en place avec une enseigne de la grande distribution un parcours diplômant pour ses hôtesses de caisse : au terme de seulement 140 heures de formation, elles pourront par une VAE obtenir un BAC Pro ARCU (Accueil Relation Clients et Usagers). L’objectif ? Les accompagner dans l’évolution de leurs métiers qui ira vers beaucoup plus de conseil et de relation clients.

Par une utilisation de la validation partielle concertée et intelligente avec le candidat : la validation partielle, si elle fait partie dès le diagnostic d’un objectif de parcours, peut être un bel outil pour le candidat. Le CPF rend ce type de parcours possible.

Voir : Comment mobiliser son CPF ?

Développer les logiques de co-construction « public-privé » :

« Les deux cultures publiques/privées ne s’opposent pas, elles peuvent se compléter ». C’est ce qu’a rappelé Dominique Bouy-Debec de l’Université de Cergy-Pontoise qui est revenue notamment sur la réussite du projet Air France mené avec VAE Les 2 Rives en insistant sur les points forts suivants :

  • Partage de valeurs communes au-delà des différences d’identités
  • Confiance partagée : l’université a permis à VAE Les 2 Rives d’accéder aux jurys, ainsi qu’à l’entretien pédagogique
  • Clientèle nouvelle : VAE Les 2 Rives a été pour l’université un apporteur d’affaires
  • Des résultats probants : près de 50 jurys en 4 ans, plus de 90% de validation totale sur l’ensemble des candidats accompagnés par VAE Les 2 Rives.

De même, les travaux ministériels menés autour de la VAE gagneraient à être faits en concertation avec les acteurs privés ! A ce propos, nous regrettons qu’aucun acteur privé n’ait été invité à participer à l’évaluation des dispositifs de VAE commandée par le Premier Ministre.

Regarder ce qui se passe ailleurs !

Ce colloque s’est conclu par un bilan comparatif des expériences de validation des acquis dans d’autres pays : Belgique, Suisse et Togo. Si notre cadre réglementaire est très avancé par rapport aux leurs, le besoin est partagé !

Continuer la recherche !

Ce colloque ouvre de nombreuses perspectives en termes de réalisation de travaux de recherche et d’organisation d’événements à caractère scientifique. C’est, par exemple, dans cette logique que Jules APENUVOR a présenté, le 24 mars dernier, une communication sur « L’identité professionnelle et le comportement dans la VAE » lors du colloque organisé par le C3S sur le thème « Environnement et Identité ».

La VAE ce sont encore les candidats qui en parlent le mieux !

4 anciens candidats aux profils variés sont intervenus pour apporter leur regard sur la VAE. Nous vous proposons de retrouver celui de Karim Belgacem  pour qui la VAE a changé la vie !

 

 

Nous vous donnons rendez-vous pour la suite !

Notre ambition à travers ce colloque est de créer un cadre pérenne de réflexion sur la VAE associant des chercheurs, des institutionnels, des professionnels et des usagers du dispositif. Pour ce faire, une seconde édition aura lieu en 2017 autour d’un thème à définir en commun avec les différents acteurs.