L’accompagnement VAE

Les accompagnateurs, qui sont-ils?

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  • Les opérateurs agéés par des certificateurs: les Greta (groupements des établissements publics) et les Dava (Dispositif académique de la validation des acquis) qui intruisent les dossiers pour le ministère de l’Education nationale et de l’Enseignement scolaire (ceux de l’enseignement supérieur sont gérés par les universités qui disposent d’une grande autonomie par rapport à la VAE); les Afta (associations pour la formation professionnelle des adultes) qui s’occupe des titres du ministère du Travail et de l’Emploi; les agences régionales de santé en charge des dossiers du ministère de la santé etc.;
  • Les certificateurs eux-mêmes;
  • Les sociétés d’accompagnement privées;
  • D’une manière générale, n’importe qui…puisque chacun peut s’improviser accompagnateur VAE.

 

Les fonctions de l’accompagnement

Il n’est pas obligatoire. Le candidat peut se lancer seul dans l’aventure de la VAE. Néanmoins, est vivement recommandée car il favorise la réussite de la démarche de VAE » (allez sur le site www.vae.gouv.fr pour plus d’information).

Qu’est-ce qu’un accompagnement?

Lors de l’élaboration de la loi de modernisation de la VAE de 2002, le législateur n’a donné aucune définition particulière de l’accompagnement qui lui semblait naturellement inclus dans le processus de validation du certificateur.

En se développant, la VAE a fait émerger un nouveau marché: l’accompagnement. Celui-ci a évolué de façon anarchique avec pour seuls cadres certains certificateurs ou sociétés privées d’accompagnement, en vain. c’est en 2004 avec la création du congé VAE qu’a été fixé la durée de l’accompagnement à 24 heure, en l’alignant arbitrairement sur celle du bilan de compétences.

« La démarche de la VAE est une démarche complexe et nécessite un travail personnel important. Un accompagnement du candidat apparaît généralement indispensable pour franchir les trois étapes majeures:

  • la selection du diplôme correspondant aux compétences acquises et aux projets professionnels du candidat;
  • la constitution et la rédaction du dossier VAE permettant au candidat de faire la preuve de ses compétences;
  • la préparation de l’entretien avec le jury« . (selon le médiateur de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur dans son rapport de 2008)

Cependant, l’apparition d’un accompagnement de 24h apporte de nombreuses aberrations:

  • une indifférence totale au regard des constats unanimes de l’ensemble des acteurs sur la nécessité d’un accompagnement plus large;
  • des organismes financeurs usant de moyens détournés pour financer auprès de prestataires les phases réputées non imputables;
  • des accompagnateurs proposant des offres sur la totalité du parcours en acceptant de ne se voir financer que la partie post-recevabilité, créant ainsi une cohérence de l’offre sur le marché.

Face à cet état des choses pour le moins déroutant, c’est créé par la suite un certain nombre de chartes. L’officielle, la Charte des services de l’Etat pour l’accompagnement des candidats à une certification professionnelle par la voie de la VAE, établie par les ministères certificateurs et publiée sur www.vae.gouv.fr liste une série d’engagements basiques et minimums: fournir une information claire sur les procédures, proposer des délais d’attente et des durées acceptables ou être à l’écoute du candidat… ce qui est bien la moindre des choses. S’en est suivi un certain nombre de chartes.

Aujourd’hui, la DGEFP réfléchit à un projet de centralisation et d’harmonisation de l’accompagnement à travers une analyse et la mise en commun des pratiques locales.

D’autres part, un projet européen est en cours de dont l’objectif est la création d’un label qualité sur l’accompagnement VAE.

Nous espérons que l’accompagnement VAE trouve enfin sa définition et son cadre.