VAE : quel intérêt pour les entreprises ?

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David Rivoire, dirigeant du cabinet Les 2 Rives et fondateur du groupe VAE Les 2 Rives, parle de l’intérêt de la Validation des Acquis de l’Expérience au sein des entreprises. L’article est paru dans le journal en ligne Ouest France emploi. Voici l’article en entier, ce jeudi 30 Mai 2013 !

La VAE : un outil de développement des compétences

VAE RH Les 2 Rives

Depuis sa mise en œuvre, la Validation des acquis de l’expérience (VAE) connaît un beau succès. Si les bénéfices sont évidents pour les salariés, les entreprises ne sont pas en reste : les plus-values concernent à la fois la stratégie, la gestion RH et l’image.

En 2011, près de 30 000 titres professionnels ont été obtenus par la voie de la VAE, portant le nombre total de bénéficiaires à près de 230 000 personnes depuis sa création, en 2002. « En dix ans, les perceptions ont beaucoup évolué, faisant de la VAE un outil gagnant-gagnant pour le salarié et l’entreprise », explique David Rivoire, directeur associé du cabinet Les 2 Rives, spécialisé dans l’accompagnement des entreprises pour leurs démarches de VAE. Le consultant note une évolution : à côté des entreprises qui se contentent de répondre aux demandes des salariés, d’autres s’en saisissent comme levier au service de la fidélisation, du développement des compétences et de l’image sociale.

« En permettant de reconnaître les compétences acquises par un diplôme, du CAP au bac + 5, la VAE contribue à l’attachement du salarié pour l’entreprise et à son engagement », confirme David Rivoire en signalant les résultats d’une étude commandée par Les 2 Rives : contrairement aux craintes de certains DRH, la VAE n’est pas recherchée par les candidats pour gagner en employabilité et changer d’entreprise. Dans 90 % des cas, la motivation principale est le besoin de reconnaissance et la stabilité dans l’emploi.

Développement des compétences et mobilité interne

Les entreprises peuvent également trouver un intérêt en termes stratégiques, pour adapter le développement des compétences aux évolutions du business. Comme l’expliquent Pierre-Yves Sanséau, Sandrine Ansart et Pascal Lefort, enseignants à Grenoble École de Management dans leur livre « La VAE : un outil de développement des compétences » (Dunod, 2010), la VAE peut s’imposer comme un outil de management des compétences, un levier supplémentaire pour atteindre les objectifs.

Depuis 2009, Armatis – une société de centre d’appels – déploie des programmes de VAE collective pour ses téléconseillers, superviseurs et responsables de production, soit des diplômes allant du niveau bac à bac + 5. Si la fidélisation et la reconnaissance des collaborateurs sont les objectifs prioritaires, l’entreprise y voit plusieurs intérêts. « La VAE ouvre la voie à davantage de mobilité interne et à des postes marqués par la polyvalence », précise Sylvie Mathis, responsable RH. « Elle permet ainsi de répondre aux exigences d’évolution de la profession. ». Et à celles de certains clients de l’entreprise, qui demandent des téléconseillers avec le niveau bac.

Un pilier de la gestion RH

Pour Sylvie Mathis, « la VAE est un pilier de la politique RH » : reconnaissance et fidélisation des collaborateurs, stratégie d’entreprise mais aussi enjeu d’image. En termes de marque employeur, la VAE a donc un rôle à jouer. L’enseigne McDonald’s l’a bien compris, en initiant une démarche ambitieuse depuis 2004 : d’abord centrée sur les managers, elle concerne désormais les équipiers, et le groupe ne manque pas de communiquer en ce sens.

Grandes entreprises ou PME, la VAE présente donc des avantages certains. « Les DRH ont intérêt à être proactifs et à faire de la VAE une démarche cadrée et réfléchie », estime David Rivoire. Une dynamique sur le long terme, qui séduit les entreprises. Une étude d’Agefos PME Rhône-Alpes signale ainsi que 78 % des entreprises déjà concernées prévoient d’initier de nouvelles démarches de VAE.

Article de Gilles Marchand

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