Les frayeurs autour de la VAE se sont dissipées auprès des entreprises.

 

Selon Vincent Merle, Professeur au Conservatoire national des arts et métiers – CNAM – les frayeurs autour du dispositif de la VAE, se sont dissipées auprès des entreprises.

 

Selon Vincent Merle, « il faut rendre plus lisible le système de certification »

Selon Vincent Merle, « il faut rendre plus lisible le système de certification ».

En effet,  dès le vote de la loi en 2002, celles-ci ont compris l’intérêt de la VAE, mais beaucoup sont restées sur leurs gardes par l’absence de confiance dans le processus de délivrance des diplômes par le dispositif, la crainte d’être confronté à des demandes d’augmentation de salaire  ou encore de voir les salariés valoriser leur diplôme chez un autre employeur.

Aujourd’hui, la VAE apparaît comme un véritable outil de reconnaissance, un gage d’employabilité et un jalon dans la construction d’un parcours professionnel.

Les frayeurs se sont donc dissipées, et l’intérêt pour le dispositif croît régulièrement.

Concernant les salariés, l’envie de se former s’accroît vraisemblablement, car selon Vincent Merle, la majorité des salariés qui obtiennent une certification par la VAE, retrouve une motivation dans leur travail, une envie de progresser et parfois de continuer à se former.

Cela conduit plutôt à fidéliser les salariés, qu’à leur donner envie de postuler dans une autre entreprise.

M. Merle constate que dans toutes les entreprises qui ont mis en avant la VAE, il y a une fierté réciproque du salarié qui obtient sa certification, et de l’entreprise, même si la hausse de salaire n’est pas automatique.

Malgré tout, il reste un frein principal à lever, l’absence de fluidité dans l’organisation et la procédure et en particulier des jurys.

Et de gros progrès sont à réaliser pour rendre plus lisible le système de certification, en particulier pour les diplômes de l’enseignement supérieur.