Les certifications de la VAE

Titre, diplôme ou certification?

Comment trouver la certification qui correspond le mieux à ses compétences ? Il existe plus de 15 000 certifications divisées en 3 grandes catégories:

 

Diplôme

  • Les diplômes: Délivrés par l’Etat, ministères de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de l’Agriculture, de la Jeunesse et des Sports, des Affaires sociales. Le certificateur le plus important restant l’Education nationale: diplômes de l’enseignement technologique et professionnel classés au niveau V,IV ou III de la nomenclature des niveaux de formation (du CAP au BTS). On compte environ 700 diplômés pour l’Education nationale (CAP,BEP, BP, Bac Pro, bac techno, BTS, etc.), 11 000 pour l’Enseignement supérieur et la Recherche (DUT, licence, licence professionnelle, master professionnel, master de recherche, doctorat, etc.), 150 (CAPA, BEPA, BPA, BTA, BTSA, etc.) pour l’Agriculture… pour ne citer que les plus importants;
  • Les titres:  Ils concernent certains titres mis en oeuvre par l’Afpa délivrés par l’Etat (ministère en charge de l’Emploi), ainsi que d’autres organismes si leurs titres sont enregistrés au RNCP. Environ 30 titres professionnelles sont disponibles (TP, diverses écoles, etc.);
  • Les certificats de qualification professionnelle (CQP): Ils sont délivrés par les branches professionnelles (regroupement d’entreprise relevant d’un même secteur d’activités et d’un même accord collectif) qui les ont créés. Le CQP, qui n’a pas de niveau reconnu par l’Etat dans la nomenclature des niveaux de formation, n’a de valeur que dans la branche ou le regroupement de branches qui l’a créé. Seuls les CQP inscrits au RNCP dérogent à cette règle, les titulaires pouvant s’en prévaloir auprès d’entreprises de branches différentes.

 

Ce que l’on peut améliorer

La CNCP incite à créer des passerelles. Mais les titres, les certifications et les diplômes se multiplient comme des petits pains… Duplication, démultiplication, le débat est complexe.

Pour nous, il nous semble judicieux de:

  • mettre l’expérience au même niveau que la formation,
  • créer des passerelles entre les certifications afin de les rendre plus cohérentes;
  • lever les réticences entre les certificateurs et faire preuve de confiance mutuelle, à travers une transparence des informations et l’explication des process mobilisés;
  • ajouter un référentiel d’expériences au résumé descriptif de la certification inscrite au RNCP qui prend en compte des exemples de parcours ayant été validés par l’acquisition de la certification.

Briser les tabous, en finir avec l’idée qu’un diplôme est meilleur qu’un autre et qu’aucune équivalence n’est possible au risque dévaloriser le travail des enseignants: réussir à se parler, à dialoguer, constitueraient les conditions simples pour que l’ensemble des certifications s’harmonise et que ce ne soit plus un problème d’en choisir une, lorsqu’on entreprend une VAE.